Alors que le financement fourni par le secteur privé n’y représentait que 14%, le financement climatique par le secteur privé représente la moitié des financements climatiques à l’échelle mondiale en 2020, la majorité qui représente un taux de 80% des 29,5 milliards d’USD de flux de financement climatique en Afrique a été mobilisée auprès d’acteurs internationaux publics.
La part du financement des gouvernements africains ne se chiffrait, quant à lui, qu’à 4% des investissements climatiques. Les Assemblées de la BAD coïncideront avec la célébration de la « Journée de l’Afrique », le 25 mai, où une rencontre sur la contribution de la jeunesse africaine dans le développement du continent est programmée, a avancé M. Nmehielle, précisant que plusieurs manifestations culturelles sont prévues à cette occasion.
De son côté, S. Quaynor, vice-président Secteur privé, Infrastructure et Industrialisation, a insisté sur l’importance de l’innovation financière au profit de l’économie verte en Afrique, en indiquant que la Banque travaillait pour la concrétisation d’une Alliance africaine entre institutions africaines de financement et investisseurs pour financer des projets verts.
Pour sa part, Kevin Urama, chef Economiste et vice-président Gouvernance économique et gestion des connaissances, a avancé que des « événements liés au savoir » seront organisés lors des Assemblées annuelles.
Ainsi, et pour donner le coup d’envoi de ces événements, la Banque entend réunir des chefs d’Etat et de gouvernement et des experts mondiaux autour d’un Dialogue présidentiel sur l’évolution de l’architecture financière mondiale et le rôle des banques multilatérales de développement BMD.
En plus, un événement lié au savoir en séance plénière de haut niveau portera sur le lancement des Perspectives économiques en Afrique 2023, sur le thème des Assemblée, outre trois autres évènements thématiques.
Ces derniers portent sur les thèmes : Tirer parti d’instruments de financement innovants pour attirer les investissements climatiques privés en Afrique. Exploiter le capital naturel pour financer le climat et la croissance verte en Afrique » et enfin sur les Mesures clés pour réaliser une croissance inclusive et un développement durable en Afrique.
Selon la vice-présidente Agriculture, développement humain et social, B. Dunford, la transformation agricole en Afrique, et les effort de la BAD en la matière, sera également parmi les thèmes importants qui y seront abordés.
Malgré sa faible contribution au réchauffement de la planète, l’Afrique continue à souffrir de manière disproportionnée des catastrophes naturelles liées au climat et le continent risque de perdre entre 2% et 12% de son PIB à l’horizon 2100, selon les différents scénarios de réchauffement climatique, contre moins de 1% pour les Etats-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni, ou entre 1% et 5 % pour la Chine.
Lors de la COP27, tenue en novembre dernier, également à Charm el-Cheikh, la BAD avait appelé à un soutien mondial en faveur d’une transition énergétique juste, au respect des engagements en matière de financement climatique et à la nécessité d’indemniser les pays vulnérables pour les pertes et les dommages causés par les effets du climat qu’ils subissent.
Rédaction/APS
