L’allocation chômage en Algérie continue de susciter un vif intérêt, tant par son ampleur que par les ajustements récents visant à renforcer son efficacité et sa transparence.
S’exprimant ce mardi dans l’émission « L’invité du jour » de la chaîne 3 de la Radio algérienne, Nour El Houda Khelili, sous-directrice de la coordination et du partenariat au ministère du Travail et de la Sécurité sociale, a apporté un éclairage détaillé sur ce dispositif social, notamment à travers les 140 000 demandes actuellement enregistrées sur la plateforme numérique « Minha », dédiée à l’allocation chômage.
Un contrôle progressif et rigoureux et une échéance fixée au 31 juillet prochain. Les 140 000 inscrits au niveau de la plateforme « Minha » ne sont pas encore bénéficiaires, mais des demandeurs en cours de traitement », précisant que ces dossiers font l’objet d’un contrôle progressif et rigoureux. Cette plateforme « Minha », développée en interne par les cadres de l’Agence nationale de l’emploi ANEM, permet un contrôle instantané grâce à l’interconnexion avec plusieurs bases de données nationales, notamment celles de la CNAS, de la CASNOS, de la CNR, de l’état civil et de l’enseignement supérieur. « C’est tout un processus de vérification qui garantit la transparence et l’équité dans l’octroi de cette allocation », a-t-elle souligné, ajoutant que les rendez-vous pour l’examen des dossiers ont été programmés sur l’ensemble du territoire national, à travers 278 agences locales réparties sur 58 wilayas, avec une échéance fixée au 31 juillet prochain pour le traitement complet de ces demandes.
Quid des nouvelles conditions d’accès ?
Revenant sur le cadre réglementaire, Mme Khelili a rappelé que l’allocation chômage a été instaurée en 2022 en vertu du décret exécutif 22-70 du 10 février 2022, modifié et complété par un nouveau texte en date du 21 janvier 2026. « L’objectif principal est de garantir un revenu minimum aux demandeurs d’emploi tout en les accompagnant vers une insertion professionnelle durable », a-t-elle expliqué, insistant sur la volonté des pouvoirs publics de préserver la dignité des jeunes en quête d’emploi.
Les conditions d’accès à cette allocation sont clairement définies. « Il faut être de nationalité algérienne, âgé entre 19 et 40 ans, être primo-demandeur d’emploi, ne disposer d’aucun revenu ni pour lui ni pour son conjoint, et ne pas avoir bénéficié de dispositifs publics d’aide à l’emploi tels que l’Ansej, la Nesda ou l’Angem », a détaillé Mme Khelili, précisant que » les jeunes détenus ayant purgé leurs peines peuvent bénéficier de ce dispositif, dans une logique d’inclusion et de réinsertion sociale ».
A.S
