Invité au forum de la radio nationale, le président du Conseil de la nation, Salah Goudjil, souligne : « Ce qui s’est passé le 8 mai 1945 a ancré la conviction que le colonialisme ne pouvait être vaincu que par les armes, comme il était venu. Ces massacres sanglants avaient démontré de façon éclatante l’inefficacité de la résistance pacifique face à la brutalité du colonisateur français. », a-t-il rappelé à l’occasion de la célébration en grande pompe, le 80ᵉ anniversaire des massacres du 8 mai 1945.

Témoin oculaire de la révolution algérienne 1954-1962 et des grands évènements enregistrés  dans les combats politiques et militaires pour l’indépendance nationale Salah Goudjil a insisté sur le fait que  » ces événements ont marqué un tournant décisif dans l’évolution de la lutte politique vers une action armée organisée.  » et de rappeler  la création des structures révolutionnaires, dont l’Organisation spéciale OS, ont émergé de cette prise de conscience.  « En 1947, nous avons commencé à structurer le combat. C’est ainsi que l’Organisation spéciale a vu le jour, avec pour objectif de préparer le jour de la libération« , a-t-il déclaré.

Évoquant la trajectoire révolutionnaire, le président du Conseil de la nation a mis en lumière le rôle déterminant de Mustapha Ben Boulaïd, qui a refusé la décision de geler l’OS après sa découverte par les autorités coloniales en 1950.  » Le chef Mustapha Ben Boulaïd, s’est opposé fermement à cette décision. Il avait des hommes et des armes, en particulier dans les Aurès pour continuer leurs engagements pour la victoire du peuple algérien sur le colonialisme français de 132 ans », a-t-il souligné.

Le président de la République a redonné à l’Algérie l’esprit du 1er Novembre

Mettant en évidence, le poids et l’engagement du président de la république pour réhabiliter la mémoire du peuple algérien, Salah Goudjil a, salué d’emblé  les choix politiques du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’incarnation et son engagement dans  l’esprit er  la continuité de la déclaration du 1er Novembre 1954.  » Le président Tebboune s’est présenté en homme libre, sans étiquette partisane. Il a tendu la main à tous, affirmant que l’Algérie appartient à tous ses enfants », a-t-il déclaré, en rappelant la portée symbolique du choix du 1er novembre pour organiser le référendum constitutionnel de 2020.

Le président du Conseil de la nation a appelé, par ailleurs, à enseigner aux jeunes générations l’histoire véritable de l’Algérie, regrettant l’oubli de grandes figures de la lutte pour l’indépendance, comme le martyr Si Mohamed Bouazza.  » Il fut l’un des premiers à défendre la liberté d’expression, à rejoindre la lutte armée, et il est tombé en martyr en 1958. Mais aujourd’hui, son nom est oublié, même dans son propre village », a-t-il déploré.

Rédaction

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