Ironie du sort. Seul journaliste Algérien à vivre son mal en silence pour avoir osé et dénoncer le trafic de la mafia de la cocaïne du mois de mai 2018, ou l’on a vue des généraux est des hauts fonctionnaires défiler devant la justice et emprisonnés par la suite pour trafic de drogue, Khellaf Benhedda, qui n’est autre que le journaliste qui a éclairé l’opinion public en son âme et conscience professionnelle, revient sur sa situation et représailles qu’il a subit depuis, malgré la constitution qui garantit la liberté d’expression, brise la peur et le silence. « Je suis le seul journaliste algérien sous contrôle judiciaire et interdit de sortie du territoire national à cause d’un article que j’ai écrit et révélé sur le dossier de la saisie des 701 kg de cocaïne au mois de mai 2018 à Oran. C’est mon seul chef d’inculpation. Depuis, on m’a interdit de quitter le territoire nationale. Cela, fait presque 2 ans que je n’ai pas vue mes parents qui sont très très malades que je dois voire en France », a déploré Khellaf Benhadda, journaliste et rédacteur en chef à la chaine de télévision El Hayat. La transparence exige.
La liberté d’expression fait défaut
Animant une émission politique depuis un an, Khelaf Benhadda, poursuit son intervention en avançant que son émission est la seule qui diffuse un travail médiatique qui s’inscrit dans l’esprit de la thèse et de l’antithèse. « Notre émission se réjouit d’une marge très large en matière de liberté d’expression, tout en restant dans l’esprit de la loi et de l’éthique bien sûre. Ce qui est plus grave que la censure imposés par les chefs, c’est l’autocensure des journalistes eux même qui évitent de dire la vérité, afin d’échapper aux représailles et toutes formes de sanctions. Cette situation n’est pas dans l’intérêt l’intérêt général et national », affirme Khelaf Benhadda, discret et souvent silencieux. Evoquant sa relation de travail avec le directeur de la chaîne El Hayat TV qu’il défend bec et ongles, Khelaf benhadda, souligne « Je profite de cette occasion pour remercier Monsieur Habet Hannachi, propriétaire de la chaîne El Hayat TV pour avoir tenu sa promesse. Celle de me laisser m’exprimer librement », a-t-il indiqué en guise de reconnaissance.
La couverture médiatique de la visite du président Turc à revoir
Evoquant au passage la couverture médiatique récente de la visite en Algérie du Président Turc, Tayeb Recep Erdogan et le président Algérien Abdelmadjid Tebboune, Khellaf, fustige « La couverture médiatique de la visite du président turc est une autre déculotté. C’est un grand ratage. Nous avons vu les chaines de télévisions algériennes, reprendre les images des chaines étrangères, notamment les chaînes Turc et pourtant, l’évènement se déroule en Algérie et non pas ailleurs. C’est incroyable », «On a vue aussi les services de sécurités du président Turc, ramener avec eux des chiens pour vérifier les salles des conférences de presses. Cela aussi, je le considère comme un autre dérapage du service presse de la présidence de la République de notre pays ». C’est à cause de cette défaillance du service presse que le Président Turc a « profité de l’occasion pour saisir ce qui était dit de manière officieuse et a été exploité ensuite de manière officielle pour régler ses comptes avec la France, selon M Khellaf. Ce journaliste professionnel, n’a pas manqué d’affirmer que ce travail relève de la communication de la Présidence qui doit conseiller le président Tebboune sur l’ensemble des tenants et aboutissants de cette rencontre entre les deux présidents. Interrogé sur les voies et moyens qu’il estime essentiel pour revoir et développer le pouvoir des médias Algériens qui doivent assumer leurs missions d’informations et promouvoir l’image et la politique étrangère du pays, M Khellaf, rétorque « Cela commence par la prise en charge réelle des préoccupations des journalistes Algériens. On doit commencer par l’organisation de la corporation qui doit travailler pour l’intérêt générale et national, si l’on veut aller de l’avant pour défendre et promouvoir l’image et la politique étrangère de notre pays à l’échelle internationale.
F.F