Marquant la 54é marche hebdomadaire chaque mardi, des milliers d’étudiants et d’étudiantes appuyés par le peuple qui ont marché ce mardi à Alger, afin de revenir sur l’exigence du changement du système politique corrompu. Le slogan « Hadj Moussa Moussa hadj » est brandit tout au long de la marche qui a commencée de la place des martyrs jusqu’à la grande poste, afin de signifier que rien n’a changé dans le fonctionnement du système jusqu’à présent, malgré la détermination du hirak qui signe sa deuxième année de la révolution pacifique. Le slogan hadj moussa et moussa hadj, a été fortement remarqué et apprécié aussi bien par les étudiants que les observateurs de près et de loin qui ont compris le message et adhérés à la marche. « Nous voulons le changement politique et non pas le changement de personnes. Ce sont toujours les mêmes méthodes et pratique du passé qui revient. Nous n’avons rien contre Abdelmadjid Tebboune en tant que personne, mais, il a été placé sans tenir compte de la majorité du peuple qui n’ pas voté » a-t-on déploré. Les étudiants scandent plusieurs slogan à commencer par « Nous voulons un Etat civil est non pas militaire », « Ça suffit », « il y a des limites à tout », nous dit-on. Citant des exemples concrets au point de rappeler le vote du 5é mandat ou l’on a ramené personne malade depuis des années, rien que pour rester au pouvoir illégitime et continuer à piller les richesses du pays au dépend.
Les médias Algériens entre l’enclume et le marteau
La défaillance des médias lourds surtout et la presse nationale public et privé est fortement décriée en allant jusqu’à prendre tout le monde dans le même sac. Malgré le mal des journalistes algériens qui ont payé et continuent de payer un prix très cher pour la liberté d’expression et l’indépendance des médias, le fossé et fortement creusé au point de revoir toute la composante et fondation des médias algériens, a-t-on indiqué. Malgré leurs jeunes âges qui va entre 20 et 25 ans environ, les étudiants et les étudiantes, ont montrés (es) une grande maturité politique. Pour faire valoir le droit du peuple à la légitimité politique, les étudiants avancent qu’ils sont déterminé à continuer le mouvement de la marche pacifique jusqu’à l’annonce officielle d’une transition politique dans la transparence totale. La transition, redonnera la légitimité politique au peuple qui aspire à l’ouverture et le changement depuis, avant de bâtir le pays sur des bases transparentes et démocratiques pour garantir le développement et l’avenir des générations.
A.S