Inscrit parmi les élèves du célèbre peintre M’hamed Issiakhem « 1928-1985» au Musée des Beaux Arts d’Alger  durant les années 1965/1966, Salah Haif 80 ans, un des rares artistes du pays qui fait partie d’une vingtaine des futurs artistes  du maître de la peinture  Algérienne, constitue un des trésors cachés pour de nombreux algériens qui ont connus et suivi son parcours qui remonte à  1958, année de ses débuts dans le domaine.

Très orignal, doué par la culture de l’esthétique intérieure et l’extarieure des lieux, Salah Haif, artisan de naissance a marqué des générations entières. Sa carrière d’artisan inestimable  à enregistré des  saluts et des remerciements partout la ou on passe pour voire et revoir le génie algérien. Beaucoup pensent que c’est un travail réalisé par des étrangers. Mais, ils sont faits par des algériens tout court.

Reçu dans un très bon accueil dans son atelier plein de pièces de rosaces et de tous les objets d’arts qui se distinguent parmi tant d’autres objets, Aami Salah du haut de ses 80 ans, se  remémore : « Je suis artisan de père en fils. J’ai réalisé plusieurs œuvres dont la restauration du bureau personnel du défunt président de la République Houari Boumediene en 1968/1969. La rosace de la salle des réunions du siège de la Présidence de la république avec ses décors en 1988.  La rosace de l’hôtel El Djazair « Ex St George » qui a abrité la réunion des alliés durant la 2é guerre mondiale. Le siège de l’ambassade du Japon en  1980, Des Mausolée de Tigzirt, Annaba, ainsi que  la cité de la CNEP à Zeralda en 1969 qui demeure  jusqu’à présent », a-t-il indiqué pour ne citer que l’essentiel de ses grandes réalisations.

Répondant à la question de ses motivations, inspirations et  son génie créateur, Aami Salah  pour reprendre l’expression populaire de son entourage révèle : « Je na fais pas du copie collé. Je ne fais que des œuvres originales. Je m’inspire de l’histoire millénaire de notre pays et du continent Africain. Je refuse de baisser le niveau  artisanal de notre pays.» et d’ajouter « J’ai rencontré de grands artisans Marocains. Ils sont venus spécialement pour voire mon travail sur place. Ils ont étés émus. Ils sont resté bouche bée » fait-il savoir. « J’ai reçu des offres alléchantes pour aller m’installer dans les pays du golf, mais,  j’ai dit non. Je reste dans mon pays. Je suis au Golf, je suis algérien, je me sens bien et beaucoup mieux dans notre pays.», dit il. Evoquant l’évolution de son métier d’artisan par rapport à la concurrence et l’évolution des nouvelles technologies, Salah Haifi,  souligne « Il n’y a pas beaucoup de concurrences dans ce domaine.»

Revenant à la question de la formation et la relève, cet artisan de race, souligne : « J’ai formé plusieurs éléments. Ils ont parti pour créer leurs propres ateliers.» et de poursuivre « Les nouvelles technologies apportent beaucoup de choix et de précisions en plus du gain de temps. », «  Mais, je peux dire  le travail manuel reste et restera toujours un patrimoine populaire irremplaçable », fait il savoir dans la simplicité, lucidité et raisonnement original et originel. Santé et longue vie Da Salah.

A.C     

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