Les pneumologues montent au créneau une nouvelle fois pour tirer la sonnette d’alarme contre le phénomène du tabagisme qui ronge la société touchant des populations de plus en plus jeunes.
Invitée àl’émission de la radio nationale chaine3, « L’invité de la matinale » Dr Kahina Bouaziz, pneumologue, met l’accent sur la stricte surveillance des enfants et la sensibilisation continue de la société contre les méfaits de la cigarette et les pseudos alternatives, dont les arômes sont aussi cancérigènes,a-t-elle indiquée à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac.
Dr Bouaziz a averti d’emblée que » la cigarette électronique et la chicha sont également toxiques, voire cancérigènes, à un degré moindre que la cigarette, qui demeure, selon elle, polluante, non seulement pour l’individu, mais également pour l’ensemble de son entourage, famille et société ».
La spécialiste en pneumologie,souligne que « le fumeur passif est autant exposé aux dangers du tabac que le fumeur actif. « L’un comme l’autre, poursuit-elle, subissent les mêmes maux toxiques du tabac, à savoir, l’atteinte du système cardiovasculaire, l’aggravation de l’asthme, peau bleue, assèchement des poumons, altération des cordes vocales, cancer de la cavité buccale, difficultés respiratoires et risques d’AVC « Accident Vasculaire Cérébral »
Et de rappeler que l’addiction à la cigarette entraine l’intoxication progressive du corps causant à son tour différents maux au niveau du corps, notamment les poumons, le cerveau et les reins, surtout chez le bébé d’une maman fumeuse inhalant la fumée en période de grossesse. Ce qui en fait un nourrisson BPCO, atteint d‘une maladie respiratoire chronique incurable caractérisée par une inflammation et une obstruction permanente des voies aériennes, causant un essoufflement progressif.
L’invitée de la Chaîne 2 suggère aux médecins traitants d’ordonner l’arrêt immédiat de fumer, appelant à la volonté de la personne fumeuse et à la vigilance des parents envers leurs enfants contre la dépendance à la nicotine. Dr Bouaaziz rapelle que « le traitement des fumeurs doit se faire par des équipes multidisciplinaires pour cerner, un tant soit peu, le fléau qui prend de l’ampleur à tous les niveaux et touche toutes les couches sociales, chez les deux sexes. »
F.F
