Les massacres de civils à Sakiet Sidi Youcef à la frontière algéro-tunisienne, le 8 février 1958, « resteront témoins de l’atrocité d’un colonialisme français, a affirmé samedi à Bouira le président du Mouvement El Islah, Filali Ghouini.Lors d’une rencontre tenue à Bouira avec les militants et membres de son parti et rendant hommage aux martyrs algériens et tunisiens tués dans les bombardements de Sakiet Sidi Youcef, le président d’El Islah a indiqué qu’il s’agissait d’un massacre ayant visé des victimes civiles. Ces bombardements resteront témoins de l’atrocité d’un colonialisme destructeur, a-t-il dit. Cet évènement douloureux, et les essaies nucléaires effectués par l’armée française dans le désert algérien et qui ont laissé de graves séquelles sur les populations de la région, nous interpellent tous pour revenir à la nécessité d’instaurer la loi criminalisant le colonialisme français en Algérie, a insisté M. Ghouini.L’adoption de ce projet de loi avait échoué deux fois, la première en 2005 et une autre en 2009. Mais cette fois-ci nous devons le concrétiser dans le cadre d’un projet global », a-t-il encore souligné. Ce projet « doit porter sur trois éléments, à savoir la reconnaissance par la France de ces massacres commis en Algérie avant qu’elle ne présente ses excuses officielles à l’Algérie et à son peuple, qui a souffert durant un siècle et 30 ans des affres du colonialisme, a-t-il insisté.M.Ghouini a ajouté que le troisième élément consiste en l’indemnisation par la France de toutes les victimes de ces massacres et bombardements commis en Algérie.
A.S