Ce qui devait arriver est arrivé au Soudan. La situation a dégénéré lundi en prenant une tournure violente lors de la dispersion par la force d’un sit-in à Khartoum du mouvement de contestation du conseil militaire de transition au pouvoir, ce qui a engendré une dizaine de morts.Ce développement intervient après que les manifestants, qui réclament depuis des semaines un transfert du pouvoir aux civils, ont mis le feu à des pneus et érigé des petits murets avec des briques sur des routes accédant au lieu du sit-in, ainsi que sur d’autres axes de la capitale.Selon le comité central des médecins soudanais, proche du mouvement de contestation, les forces de l’ordre ont elles tiré dans l’hôpital Charq al Nil et empêché l’accès au Royal Care, un autre établissement hospitalier de la capitale.Des tirs provenant du lieu du sit-in avaient été entendus tôt en matinée, et un déploiement important des forces de sécurité avait été enregistré dans les rues de la capitale.
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