Destinée à l’accompagnement des familles dans la prévention contre la drogue, Kaoutar Kriko, annonce la mise en œuvre d’une plateforme numérique pour l’accompagnement des familles des jeunes drogués.
Présidant une rencontre sur les mécanismes de prévention contre la drogue en milieu familial, la ministre a annoncé le lancement par son département d’une plateforme numérique pour l’accompagnement des familles dans la prévention contre la drogue, qui permettra notamment aux parents de soulever leurs préoccupations en la matière.
Ce service numérique appelé La famille consulte El Aila Tastachir permettra aux familles de bénéficier des orientations des cellules de proximité relevant du secteur de la Solidarité nationale, a expliqué Mme Krikou. Ce service vient concrétiser la stratégie tracée par la tutelle visant à moderniser l’administration en vue d’améliorer ses prestations à travers la mise en place de plateformes numériques, à l’instar des services offerts aux personnes aux besoins spécifiques et aux personnes âgées, l’objectif étant de prendre en charge les préoccupations soulevées par ces catégories sociales.
La ministre a passé en revue les efforts consentis par son secteur pour accompagner les différentes franges sociales afin de préserver la cohésion sociale à travers la sensibilisation par des mécanismes de prévention des fléaux sociaux et des drogues. Le directeur de la Coopération internationale à l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie ONLDT, Fateh Daoudi a évoqué le phénomène de la toxicomanie, indiquant que les adolescents et les jeunes sont les plus exposés à la consommation de drogues.
L’Algérie n’est pas à l’abri des dangers du fléau de la drogue. La plupart des quantités de cannabis proviennent de la frontière ouest de notre pays, notamment le Maroc pour ne pas citer le nom du pays qui accentue son économie sur les interdits et le harram.
L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime ONUDC note dans son rapport annuel que le Maroc reste le premier producteur de cannabis en Afrique et l’un des premiers producteurs de cette substance au monde, soulignant que le problème ne s’arrête pas au cannabis seulement mais s’étend aussi aux drogues dures et aux psychotropes qui sont saisies en grandes quantités.
De nombreux indicateurs relevés dans les rapports périodiques des services de lutte contre la drogue qui parviennent à l’Office national de lutte contre la drogue montrent que le phénomène gagne du terrain, a-t-il souligné, rappelant les efforts considérables consentis par l’Etat pour protéger les jeunes des fléaux sociaux et préserver leur santé et leur vie pour leur assurer un avenir.
M.K


