La gestion des ressources humaines dans le secteur de la santé continue de susciter des interrogations.

Au-delà du manque d’effectifs, la répartition géographique des médecins semble parfois obéir à une logique difficile à comprendre. « Pour une raison ou une autre, on a souvent un effectif instable. Il suffit qu’un médecin parte en congé ou prend son repos, on enrigistre un déséquilibre dans l’effectif. Notre établissement, n’ a pas de logements à mettre à la disposition. Ce qui nous pousse à faire appel à d’autres médecins des établissements de proximité pour combler le manque.  Aussi,  on a pas de transport à mettre à leurs dispositions« , a révélé un responsable d’une ployclinique qui s’exprime sous le sceau de l’anonymat à l’EPSP de Seddouk à Béjaia.

L’exemple vient de cet établissement de proximité qui chapôte sept polycliniques dans la région dont, Beni Maouche,Bouhamza Amalou, Ighzer Amokrane et plus et qui fait face au manque d’éffectifs.  » Cela  engendre un déséquilibre dans l’organisation du travail et la gestion des ressources humaines. Cela alourdit la charge de travail des personnels en poste et compliquant, ainsi que la planification des activités qui peut affecter la qualité du service rendu », a-t-on appris auprès de notre source bien consciente de la situation qui traîne depuis des années. 

Un véritable désequilibre en termes d’affectation des médecins qui n’arrange ni ceux qui sont recrutés d’autres wilayas ni ceux qui habitent à coté des établissements. Les personnels se retrouvent en difficulté de tranport qui n’est pas assuré dans ces zones de montagnes qui connaissent un manque terrible après les heures de travail. Surtout pour les jeunes filles ou garçons non véhiculé et sans transport plus, ils  habitent dans les villages éloignés à des dizaines de kilomètres.

 » C’est une situation récurrente qui se repercute négativement la qualité de la prise en charge des patients, ainsi que le moral des médecins eux même qui subissent des pressions morales et physiques, en raison du va est vients imposé par le déséqulibre en termes d’affections des personnels médical » a-t-on appris auprès de plusieurs médecins qui ont insisté également sur l’anonymat et malgré tout, ils font de leurs mieux pour êtres à la hauteurs des exigences de la santé publique.

La gestion des ressources humaines fait défaut 

Dans certains établissements de santé, des médecins originaires de wilayas situées à plus de 500 kilomètres, notamment du Sud du pays, sont affectés et doivent être hébergés à proximité de leur lieu d’exercice. Dans le même temps, des médecins résidant à 10 minutes seulement de ces établissements sont affectés dans d’autres structures,  éloignées de plusieurs dizaines de kilomètres. Cette situation engendre des déplacements quotidiens inutiles, une fatigue supplémentaire pour les praticiens et des contraintes qui pourraient être évitées grâce à une meilleure organisation des affectations.

Pour de nombreux observateurs, une répartition plus rationnelle des médecins, tenant compte de la proximité géographique, lorsque les besoins et les spécialités le permettent, permettrait d’améliorer les conditions de travail des personnels médicaux et paramédicaux, de réduire les coûts liés aux déplacements et à l’hébergement, tout en assurant une meilleure continuité des soins au profit des patients.

Les spécialistes de la gestion hospitalière rappellent toutefois que les affectations doivent également répondre aux besoins des établissements, aux spécialités disponibles et aux impératifs du service public. Néanmoins, lorsque plusieurs solutions sont possibles, privilégier la proximité géographique apparaît comme une démarche de bon sens.

À l’heure où le système de santé est confronté à des défis importants, une réflexion sur les critères d’affectation des professionnels de santé pourrait contribuer à une utilisation plus efficiente des ressources humaines et à une amélioration de la qualité des soins.

Rédaction

 

Share.
Leave A Reply
Accessibilité

Outils d'accessibilité

Taille Texte
Niveaux de gris
Haut Contraste
Police Lisible
Souligner liens
By CHERIF HADDAD Consulting & Expertise
Exit mobile version