L’assassinat de feu Matoub Lounes le 25 juin 1998, chantre de la revendication de l’identité et de la langue Amazigh qui a été séquestré par cette mouvance religieuse obscure, ne doit jamais oublier les 200 000 victimes du terrorisme islamistes qui a sévit durant la décennie noire.
Car, sans l’engagement du peuple Algérien au côté des institutions de l’Etat, le bilan aurait été plus lourds que ce que nous pensons et avons subis et endurés contre le mal du terrorisme criminel depuis le début des années 1990.
Ce qu’il faut retenir dans le combat de cet artiste engagé, c’est l’Algérie indépendante libre et démocratique tel était imaginée et défendu par les martyrs de l’indépendance nationale au prix de 1.5 millions d’algériens. Pour ceux qui ont oublié ou ne le connaissent pas bien ses chansons, il n’y a qu’à écouter un de ses tubes qu’il a intitulé.
– A mes frères, A l’Algérie entière. Des montagnes de Djurdjura, jusqu’au fin fond du désert…
Ces quelques refrains, suffisent largement pour savoir et comprendre UNE fois pour toute, que feu Matoub Lounes, est un Algérien, kabyle, patriote et nationaliste libre et indépendant de toute appartenance partisanes.
Est il est le seul à choisir sa mort en tombant les armes à la mains contre le terrorisme criminel au nom de la religion.
Grace à soeur Malika, et sa femme Nadia et tout les militants de l’identité et de la langue Amazigh, sa maison est devenue, le siège de la fondation Matoub Lounes par excellence. Des centaines si ce n’est des milliers de visiteurs qui viennent à longueurs d’années à Ben Douala à Tizi Ouzou pour lui rendre hommage.
Sa fondation est devenue presque un lieu de culte et de respect pour sa mémoire. Une bibliothèque vivante qui rappelle tout un parcours de combattant infatigable qui a défie la peure et la mort à la fois.
Et pour être honnête avec nos conscience, nous avons tous failli à notre devoir. Car, on ne seras jamais à la hauteur de ses notes qui donnent la chaire de poule, chaque fois que nous réécoutons ses chansons, telle que: Ma fille Kenza, en référence à la fille de feu journaliste et écrivain Tahar Djaout, Slimane Azem, Smail Yefsah, et tous les noms victimes de la barbarie terrorisme au nom de la religion l’islam.
Dire que thamazighth a avancé depuis. On se trompe. L’académie de la langue Amazigh à été annoncé depuis 2017. Jusqu’à a présent, cette académie n’a même pas de siège pour rassembler ses membres. Le CNPLET dirigé par Dr Abderrzak Dourari, Eminent spécialiste dans le domaine de la linguistique à publié son dernier livre en Anglais en grande Bretagne, pour donner plus de chances à la vulgarisation de la langue Amazigh à travers le monde, ne passe nul part dans les médias lourds depuis belle lurette pour justement éclairer l’opinion publique national sur notre identité et langue Amazigh, malgré son officialisation qui reste encore un sujet tabou dans bon nombre cercles qui empêche même son enseignement dans les écoles Algérienne. Quant au Le HCA, cette institution sous l’egide de la présidence qui bénéficie d’un budget conséquent pour la promotion de la langue Amazigh, fait ce qu’ elle sait et ce qu’elle peut.
Ceci dit. La célébration de la journée du 25 juin de chaque année, devra interpeller chaque Algérien quant à son rôle, devoir et responsabilité quotidienne.
A..C

