Le tribunal de Sidi M’hamed rendra, mardi, son verdit dans l’affaire de montage de véhicules dans laquelle sont impliqués d’anciens responsables, dont les anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que des hommes d’affaires poursuivis pour dilapidation de deniers publics, octroi d’indus avantages, abus de fonction et financements occultes de la campagne électorale de l’ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika.
L’affaire du montage automobile a engendré une perte financière considérable au Trésor public estimée à 128 milliards et 983 millions de da, selon les informations révélées lors de ce procès qui a duré quatre jours.Le procureur de la République avait requis une peine de 20 ans de prison ferme contre les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb en fuite avec émission d’un mandat d’arrêt international.Ces pertes sont reprochées à trois opérateurs poursuivis dans l’affaire, à savoir Mazouz Ahmed, Larbaoui Hassan et Bairi Mohamed. La société Mazouz de montage de véhicules et de camions est à l’origine de 39 milliards de DA de pertes, l’opérateur Larbaoui Hassan plus de 87 milliards de DA et le groupe IVAL de Bairi Mohamed plus d’un milliard de DA, selon le Trésor public. Le procureur de la République a expliqué que les pratiques relatives à l’investissement dans le domaine du montage automobile, étaient basées sur le népotisme et le favoritisme d’un opérateur à un autre sans aucun motif légal, ce qui a élargi le fossé entre le peuple et ses institutions.
Y.B