Malgré toutes l’évolution de la législation en vigueur en matière de pénalisation de l’acte de gestion qui diminue les capacités managériales des chefs des entreprises publics, un nombre important de chefs d’entreprises continuent de sentir l’épée de Damoclès.
Répondant à une question relative à l’évolution de son entreprise de production, Mohamed H, P-DG d’une importante entreprise public qui s’exprime sous l’anonymat déplore d’emblée: « Contrairement aux mangers du secteur privé qui sont plus souples que nous devant les marchés et tous les partenariats qui présentent des opportunités en Or, Nous, on nous demande de faire avancer les choses sans tenir compte de la réalité et l’évolution de l’économie mondiale », déplore ce PDG qui réjouit de grandes capacités managériale qui se dégagent à travers sa communication.
Très conscient de ce qui est avancé, notre source ajoute qu’au-delà des efforts et capacités des managers que recèlent les algériens, il y a toute un environnement qu’il faut prendre en considération. « Dans ces cas, même si l’on recrute les meilleurs managers du monde, on ne peut pas avancer. Il y a des mentalités et des procédures très anciennes qui ne s’adaptent pas et on ne tire pas les leçons de nos propres erreurs et celles des autres. Afin de ne pas stagner et revenir au passé on doit reconnaître motiver les initiatives. » Dit il et d’ajouter » Nous avons beaucoup d’exemples à donner pour convaincre, mais on ne nous écoute pas ou on ne prend pas en considérations nos doléances » a souligné Djamel H, qui n’a pas manqué de relever qu’il y a beaucoup de choses qui ralentissent certaines entreprises publiques, et ce, pour ne pas généraliser même si l’on est dans le même secteur d’activités. » Il va falloir probablement les privatiser au lieu de continuer dans la même politique managériale qui ne répond pas à l’exigence du temps », selon notre source.
Liés par les procédures administratives et commerciales que l’on juge trop lourdes, l’on cite le cas d’une entreprise publique que nous avons approché en tant que client et voilà ce que nous découvrons au niveau du service commerciale. Une fois le choix du produit est fait, le client devra payer sa facture dans une banque situé à une centaine de mètre du service commerciale, au lieu de régler sa facture sur place, avant d’être orienté vers le dépôt qui se situe à près de 10 km pour récupérer le produit. Ce qui n’est pas le cas chez le privé ou l’on peut payer la facture d’achat et récupérer le produit sur place.
Les dettes des entreprises publiques restent un secret dans la mesure ou la liberté de parler dans les réunions pour ne pas dire la « liberté de s’exprimer » n’est pas toujours prise en considérations, afin de prendre conscience et connaissances de leurs préoccupations, mais aussi les propositions qui sont bien motivées par le souci majeur à savoir le développement de l’entreprise entreprise algérienne dans toutes ses dimensions.
Et ce pour dire toute l’importance de la communication interne et externe, mais aussi et surtout les bonnes communications basées sur des statistiques et la réalité du terrain pour aller de l’avant dans l’intérêt général et national avant et après tout.
A.C
