L’histoire rappelle la barbarie du colonialisme français de 132 ans. L’Assemblée nationale française a approuvé jeudi une proposition de résolution qui condamne la répression sanglante et meurtrière des Algériens commise sous l’autorité du préfet de police Maurice Papon le 17 octobre 1961 à Paris, au cours de laquelle des centaines de manifestants pacifiques sont tombés en martyrs.
Soixante-sept députés ont voté pour et 11 contre, issus des rangs du Rassemblement national « extrême-droite ». En outre, le texte souhaite, l’inscription d’une journée de commémoration de ce massacre à l’agenda des journées nationales et cérémonies officielles.
L’écriture du texte a fait l’objet d’un travail de réécriture à la virgule près avec le parti présidentiel et l’Elysée pour parvenir à une version qui convienne à l’exécutif, raconte la députée écologiste Sabrina Sebaihi, à l’origine du texte. Le fait d’inscrire une journée de commémoration à l’agenda des journées officielles et cérémonies a aussi donné lieu à une bataille de plusieurs mois avant d(aboutir à cet d’accord. Un ex-député ayant participé au travail, Philippe Guillemard, confirme que les échanges ont été nombreux et que la proposition de résolution a été ciselée mot par mot.
A.C
