Enregistrant une évolution remarquable ces dernières années, le livre Amazigh à encore de beaux jours si l’on tient compte des avis des acteurs du domaine du livres Amazigh qui reste malheureusement fermé ou en enfermé à Tizi Ouzou, notamment Bejaia, Bouira et timidement à Alger.
Auteurs éditeurs et observateurs spécialisés en langue,identité et culture Amazigh s’expriment. Rachida Ben Sidhoum, écrivaine en littérature Amazigh auteure de six livres, doctorante à l’université Mouloud Mammeri à Tizi Ouzou souligne : » Tant que la production du livre Amazigh est présente. On garde toujours espoirs. L’écriture fait partie de ma vie. C’est mon oxygène. Ce n’est pas quelques choses que l’on peux abandonner quelques soit les obstacles« , fait elle savoir.
» Mon souhait le plus chèr c’est de développer le lectorat. Vouloir c’est pouvoir et multiplier l’organisation des salons au niveau local, régional et national et pourquoi pas porter le livre Amazigh à l’echelle international », a ajoutée Mme Rachida Bensidhoum qui réjouit d’un sens d’écoute et de communication digne de leurs noms.
De son côté Adaoun Abdelghani, enseignant en langue amazigh et auteurs de huit livres,choses pas facile : » Meme si on observe une faiblesse de lectorat Amazigh. L’importance c’est la présence du livre amazigh. C’est dans les salon que l’on peux faire avancer les choses. En tant qu’auteur, j’ai déboursé plus 3000 da dans l’achat des livres en langue Amazigh par solidarité et je n’ai pas vendu un seul livre au Sila », fait savoir.
Mettant en évidence la culture de la solidarité pour faire vivre la promotion et production de la qualité des ouvrages, cet enseignant et auteur qui ne lesine pas de motiver et encourager ses élèves et le lectorat amazigh de manière générale.
Feras El Djahmani, directeur général de la maison d’édition Imtidad à Alger, revient sur l’importance du livre Amazigh et sa valeur ajoutée révèle quelques choses qui reste à confirmer : » Le livre Amazigh se vend très bien surtout à tizi Ouzou. La plupart de mes éditions en langue Amazigh, sont réalisées à la charge de notre établissement, afin d’encourager la production et le développement du lectorat Amazighophone » et d’ajouter que le livre Amazigh se vend beaucoup que les livres en langue Arabe dans certains périodes et auteurs qui émergent du lot.
Répondant à la question de l’évolution du livre Amazigh en Algérie, Hamid Billek, auteur et traducteur du livre Amazigh souligne l’importance d’élargir et multiplier l’organisation des salons à travers tous le pays, afin de rapprocher les auteurs et le livres Amazigh avec le peuple Algérien dans toutes ses dimensions » Je sais qu’il y a une demande pour le livre Amazigh,mais ça reste limité à la kabylie notamment tizi ouzou. C est la raison pour laquelle, on doit multiplier les efforts à tout les niveaux pour encourager la production et le lectorat au niveau national », a indiqué Hamid Billek qui n’a pas manqué de saluer le courage des éditeurs qui continuent de donner une grande importance au livre malgré tout.
A.C
