C’est dans une salle archicomble que la projection d’un court métrage de 18 mn, portant sur le sujet des condamnés à mort de la révolution algérienne 1954-1962 que le court métrage  » Les témoins d’un passé emprisonné », a été projeté en avant première, l’aprés midi de samedi à la cinémathèque d’Alger.

Redouane Benani et Djilali Mouhous, âgés de plus de 80 ans, deux anciens détenus de la  prison Serkadji Alger, que les témoignage, ont suffit pour soulever, les émotions de plusieurs personnes des différentes générations, notamment celles qui ont vécus  deux temps, à  commencer par celle de la révolution algérienne et celle de l’algérie post indépendance qui ont étés marqués par les tortures et toute la barbarie des colons français.

Touché par le passé douloureux et le sacrifice de 1.5 million de martyrs durant 7 ans de guerre sans relâche, un jeune  de 23 ans, lance à partir de la salle : « Zaazaatouna…  » Vous nous avez secoués » dit-il dans un jargon populaire,  en faisant référence aux témoignages  forts de l’emprisonnements  des colons durant la révolution algérienne, notamment celle des deux prisonniers qui reste en vie  qui ont évoqué la cellule n°15  ou ils ont passé des années de leurs vies à la prison Serkadji à Alger, pour avoir défendu la cause noble et juste du peuple Algérien durant toute l’occupation  et l’exploitation coloniale de 132 ans.

Relatant des faits réels d’une partie de  ce qu’ils ont vécus ainsi que les souffrances leurs compatriotes qui ont étés exécutés de froids à la prison Serkadji, Djilali Mouhous, qui n’a pas pu assister pour des raisons de santé révèle:  » Je ne sais pas mentire. je dis la vérité. Même quand ça ne va pas. je dis la vérité.« , rapporte t-il dans  ses souvenirs noire des interrogations de l’armée coloniale, sans pitiés avec le peuple  algérien.

De son côté, Redouane Benani, du haut de ses 80 ans, présent à la cinémathèque, a lancé comme un coup de gueule pour justement, se rappeler et  ne jamais oublier  les condamnés à morts de la fédération de France  exécutés à l’étranger.

Evoquant d’autres noms des  martyrs  enterrés au carrée des martyrs du cimetière El Alia, M Benani a indiqué « Que certains corps ont étés retrouvés sans têtes durant les opérations de récupérations de leurs dépouilles à Cherarba, afin de  les ré-enterrer aux cotés d’autres au carré des martyrs El Alia. Les colons français ont versés dans le trafic d’organes, comme c’est le cas actuel à Ghaza »,a-t-il déploré avec des larmes aux yeux.

Intitulé «  Les témoins d’un passé emprisonné », réalisé par Meriem Abdou et sa collègue Samiha Halli, ce court métrage riche en témoignages, est produit grâce aux sponsoring de deux opérateurs privés à remercier absolument , à savoir l’hôpital Mahmoud de Tizi Ouzou et la société Faderco qui ont soutenus et contribués dans le devoir de mémoire pour faire valoir , « le respect de la mémoire et le sacrifice des martyrs pour l’indépendance nationale au prix de 1.5 million de martyrs » durant sept ans de guerre sans relâche contre le colonialisme brabare français de 132 ans.

Réalisé par Meriem Abdou et Samiha Halli, deux journalistes professionnelles qui animent également la fameuse émission « L’histoire en marche »  à la radio nationale chaîne3, a été annoncé comme une première expérience, avant de pousuivre le challenge dans un long voyage dans l’histoire de l’algérie millinéaire et dans tout ce qu’elle porte comme valeurs nobles, justes et propre au peuple algérien dans toute ses dimensions. Un grand bravo pour tout ceux qui ont contribués de près et de loin pour la réalisation de ce court métrage trés important à voire et à revoir autant que possible.

A.C        

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