Cher ami, cher confrère Nourredine. Bien que tu rejoins ta demeure éternelle ce 10 février, je te demande des excuses de ne pouvoir trouver les mots pour être à temps. D’ailleurs, même si les mots me viennent, je trouve indécent de rédiger la moindre phrase sous la pression de mes fortes émotions.
Lorsque Brahim Takheroubt, DG du journal El Moudjahid, et ancien confrère de l’expression ou j’ai travaillé durant près de 4 ans, je lui ai écris: » J’espère qu’il est en bonne santé » en voyant ta photo qui m’a rappelé autant de très bon souvenirs ».
Je me rappelle si bien, lorsque tu me donnais tes editos pour les lire avant publication et en disant : » Je peux oublier ou ne pas faire attention à quelques choses dans le papier ». Ton ouverture d’esprit, rigueur professionnelle et surtout ton art de comprendre les autres.Ce n’est un secret de personnes.
Je me rappelle si bien lorsque un journaliste d’un média étranger qui t’a appelé pour demander tes sources d’informations sur un sujet qui concerne la Syrie. Tu m’as dit tout en souriant » Il est fou ce journaliste. Il veut que je lui donne mes sources et je ne sais même pas qui est il ? », c’était une analyse de politique internationale que très peu peuvent pondre.
A aucun moment, J’ai pas pensé à ton décès. Si je me suis stabilisé dans mon travail de journaliste durant près de 4 ans dans le même journal, c’était plus grâce à ta compagnie dans un même bureau où la sincérité, la vérité, l’ethique journalistique. J’ai appris des choses avec toi. J’ai été fortement réconforte d’avoir un directeur digne de valeurs et sens de responsabilité morale et journalistique.
J’ai eu des larmes aux yeux que j’ai caché au fond de moi toute la journée. Après avoir confirmé qu’il s’agit bien d’un décès, j’ai encore perdu quelqu’un qui était de temps un ami, un confrère, mais aussi, un homme digne de sa patrie algerienne millineaire.
Je sais qu’il y a des confrères qui vont m’en vouloir, si jamais je ne dis rien pour témoigner de ce court passage de près qu’après années d’entente, de partage et de solidarité mumutuelle. Ce n’est pas pour leurs faire plaisir que je dis ce que pense et ressens après ton repos éternel, mais je ne peux m’empêcher de témoigner de la valeur et grandeur de l’homme que tu es, du journaliste et d’un directeur de publication qui comprend les incompris.
Personne ne peut rien faire contre dame nature.Repose en paix. A dieu nous appartenons à lui nous retournons.
A.C
