Intervenant vendredi après-midi à l’occasion de la clôture de la 9é édition du salon algest qui s’est tenu du 2 au 5 octobre à la safex Alger, Kamel Agsous président de la Banque Algérienne de la sous traitance BASTP, souligne que les entreprises algériennes peuvent atteindre les 40%, le taux d’intégration du produit local : « Yes We can. On peut atteindre l’objectif. A condition que l’on soit positif et engagé pour aller de l’avant. Les entreprises algériennes, ont les compétences, les moyens humains et matériels pour réaliser le sursaut industriel en Algérie », a souligné M Agsous qui n’a pas manqué de souligner l’importance du travail et de la production pour assurer le développement du secteur l’industrie et de l’économie nationale de manière générale.
Enregistrant actuellement, un taux de 10% en termes d’intégration, le président de la BASTP pousse plus loin la stratégie économique de l’Etat en matière de création de richesses qui passe par la production nationale : « Il ne faut pas que l’importation soit la source de l’hémorragie des devises exclusivement dans l’économie du pays. On doit avoir une économie équilibrée autant que possible », a affirmé M Agsous.
Evoquant la question de l’industrie automobile dont le taux d’intégration est fixé à 30%, Kamel Agsous bien imprégné dans le secteur de l’industrie affirme : « Toutes les industries qui se respectent, doivent avoir un minimum de 40%. Pourquoi pas un peu plus en termes de productions locale. Aucun pays ne peut faire tout et tout seul. Pourquoi pas arriver à l’optimisation de l’échelle des valeurs dans l’internationale de notre production nationale. » fait-il savoir dans son intervention pragmatique.
Enregistrant une forte participation d’exposants, notamment l’Armée Nationale Populaire ANP qui a sauvé plusieurs entreprises économiques à commencer par la SNVI ex Sonacom, ainsi que Sonatrach qui a assurée la production des hydrocarbures à raison de 98% depuis l’indépendance nationale, le groupe GICA/SODISMAC qui est passé de l’importation vers l’exportation des produits qui répondent aux besoins du secteur du bâtiment à commencer par le ciment. Naftal est environ une vingtaine de sous-traitants qui sont reconnus par la qualité de leurs productions, et plusieurs opérateurs économiques qui ont affirmé mainte fois que l’Algérie peut fabriquer sa propre voiture à 100%. « Il suffit de rassembler les producteurs de pièces détachées chacun dans domaine de production. S’il y a des pièces manquantes. On les importe en attendant de les fabriquer en Algérie », a-t-on souligné en termes clair, net et simples.
Organisé par la Banque BASTP et WORLD TRADE CENTER, la 10é édition devra intégrer des rencontres Be to Be, afin de mieux développer les échanges, cerner les besoins et les préoccupations des opérateurs économiques spécialisés dans le domaine de la production industriel.
A.C