Né en plein mouvement du Hirak, le 14 mai 2019, Algérie62, (ex Infodalger) ne peut être que l’émanation d’un long parcours journalistique qui remonte à 1989/1990 . A62, signifie INDÉPENDANCE: “La conscience de l’homme, n’est pas une valeur marchande”. Le travail médiatique et le traitement de l’information ne peuvent avancer et évoluer que dans le principe du respect de la liberté d’expression et le respect de l’éthique et de la déontologie proprement dite. Informer l’opinion publique sur ce qui va mal dans le pays, est un devoir de conscience citoyenne et journalistique avant tout. « Le premier mois où j’ai reçu mon salaire en tant que journaliste, j’ai dû organiser une réception symbolique à la rédaction par respect au métier du journalisme”, me lançait un jour mon confrère A. Mohamed. L’indépendance des médias et la liberté d’expression ne peuvent que renforcer davantage la stabilité et le développement du pays. Pour peu que chacun assume ses responsabilités, et dans la transparence totale. Célébrer la journée internationale de la presse, semble sans importance aujourd’hui, notamment depuis que la profession a été investie par le trabendisme. L’on compte aujourd’hui quelques 8000 journalistes recensés au niveaux national, alors qu’ il n’y a qu’un seul Institut de formation supérieure en journalisme, celui de Ben Aknoun à Alger, qui forme quelques dizaines de journalistes par promotions mais qui ne sont malheureusement pas tous recrutés . On a privilégié le nombre au dépend de la qualité et la formation de base depuis des décennies. Dans la seule perspective de vouloir domestiquer la presse, des agréments ont été attribués à ceux qui n’ont rien à voir avec la profession. Résultat des courses: la scène médiatique a été désertée par de nombreux journalistes professionnels qui ont quitté le métier laissant place à des affairistes remis de tous bords venus casser la tirelire de l’agence nationale de publicité (ANEP). En 2015/2016, un enfant de 14 ans a été présenté comme directeur de publication à l’occasion d’un salon de la communication organisé à la safex. Son père a obtenu l’agrément, bénéficié d’un local et d’une manne publicitaire conséquente pour fonctionner. Des agréments ont été attribués sur simples coups de téléphone. Si le nombre de périodiques est aujourd’hui supérieur à 160, il est à se demander combien compte-t-on de « supports publicitaires »? . Certes, l’éthique ne permet point de critiquer un confrère, mais faut-il d’abord commencer par séparer le bon grain de l’ivraie. Le journalisme n’est pas une affaire de diplôme, ou d’argent seulement, mais de valeurs d’d’honnêteté, de liberté et de neutralité qui le cimentent. L’intérêt du pays, prime sur toutes appartenances politique ou idéologique. Seule la clause de conscience a droit de cité. Cette journée du 3 mai est aussi une occasion pour rendre un vibrant hommage aux victimes du terrorisme criminel à savoir les feu Tahar Djaout, Smail Yefsah, Hamid Mahiout, Said Mekbel et toutes les autres victimes du terrorisme, tombées sous les balles assassines. Cette date le 3 mai 2020, est aussi une occasion pour réitérer notre refus d’innocenter les criminels. Nous la saisissons également pour adresser une poignée de main particulière à l’endroit de tous les journalistes victimes de l’injustice et de l’arbitraire.
A.C
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