Les handicapés nécessiteux de manière générale continuent de souffrir le martyrs. » Je reçois une pension de 12000 da par mois. Même pas le snmg. Je n’ai pas choisi ma situation d’handicape. J’ai un rendez-vous une fois par quinze jour à l’hôpital maillot » et d’ajouter « Les taxis ne s’arrêtent pas. Il m’ arrive des jours d’attendre plusieurs heures pour qu’un taxi ou un bénévole s’arrête pour me prendre de chez moi pour aller de Ain Naadja à Beb El Oued », déplore Reda dans un état d’esprit démoralisé que nous avons approché à la station du bus Bel Ouizdad Alger.
Faisant le compte de sa petite pension qui ne répond pas aux besoins minimal de la vie quotidienne, Reda évoque l’abscence de toutes prises en charge sociale et balance froid aux yeux » On parle souvent de la solidarité nationale et de l’aspect sociale de la politique de notre pays, mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Les discours sont une chose. La réalité est une autre chose. Je ne suis rien dans la vie. Nous les handicapés on est marginalisé sur tout les plans « , selon notre interlocuteur qui n’a que les mots pour soulager ses maux.
Le fait de l’approcher, se présenter en tant que tel pour nous faire part de ses préoccupations, c’est déjà un ouf pour lui » Oui. Je vais parler. Mais je ne veux pas de photo en face. Mon profil suffit », dit-il.
Déplorant quelques comportements des taxis qui l’évitent, Reda révèle qu’il y a des taxis qui changent de numéros juste pour ne pas les appeler. Une course entre Ain Naadja et l’hôpital maillot coûte entre 1200 et 1400 da. Les taxis compteurs préfèrent les courses pour gagner plus d’argent. Les clandestins profitent des situations des habitants », regrette t-il sans pour autant omettre de remercier tout ceux qui l’aident dans le transport et autres mouvements de sa vie quotidienne. Message aux personnes de cœurs qui ont un sens à la vie humaine surtout pour les handicapés.
A.C
