« On sait qu’il y a des archives, mais, on ne peut pas y accéder. Eh bien, On va faire parler l’histoire…», selon Meriem Abdou. « Si nous venons à mourir, défendez nos mémoires », feu Didouche Mourad, une des figures emblématique de la révolution Algérienne 1954-1962. C’est dans cet état d’esprit que la journaliste, Meriem Abdou qui signe son premier court métrage avec sa collègue Samiha Halli, répond à la question de la défense et le respect à la mémoire des martyrs de l’indépendance nationale. « Les martyrs ont donnés leurs vies pour l’indépendance de notre pays. Nous, nous sommes vivants. On ne sera jamais à la hauteur de ce qu’ils ont donnés et fait pour le pays. Nous on est dans le confort. Eux, n’étaient pas dans le confort », a soulignée Meriem Abdou dans une déclaration en marge de la séance conférence débat à Algérie62.
Et d’ajouter : « Je suis soulagée d’avoir réussi de produire ce film documentaire avec ma collègue Samiha Halli, qui porte sur l’histoire des condamnés à morts pour avoir défendu la dignité humaine et l’indépendance nationale. Je continuerai à faire connaître et faire valoir l’histoire de l’Algérie à l’échelle internationale.» a-t-elle dit, en marge de la séance conférence débat qui a suivie la projection du film.
Contrairement aux autres projections d’avant première, qui sont souvent réservées aux amis et aux officiels seulement, la projection de ce court métrage qui a été annoncé officiellement « Ouvert au grand public » à la radio, inaugure de belle, l’ouverture et le rapprochement de la population des acteurs de la culture, de histoires et des lieux, mérite tout le respect et la considération.
Meriem Abdou, dont la signature radiophonique dépasse les frontières nationales, ajoute « On ne nous aimes pas. On va faire parler l’histoire, ce qui reste encore dans l’histoire. Nous n’allons pas faire un long cours d’histoire qui est forcément intéressant. Ce sont ces types de propos qui accrochent les jeunes à connaître et s’intéresser à l’histoire et tout ce qui s’est passé dans leurs pays en Algérie. On va faire comme ça », dit-elle dans un esprit d’engagement et force du cœur.
Très heureuse d’avoir réalisé un projet cher à tout les algériens digne de leur histoire millineaires et contemporaine, Meriem Abdou souligne modestement : « J’espère pouvoir faire d’autres projets sur l’histoire de notre pays. On doit faire de notre mieux. », a-t-elle soulignée.
Répondant à la question du sentiment d’avoir réalisé son premier court métrage, malgré tout les obstacles , Meriem Abdou affirme avec conviction : « J’ai revisionné ce documentaire une cinquantaine de fois. Chaque fois que je le revois, je suis touchée. J’ai de l’émotion. Je ne suis pas historienne. Je suis journaliste. Mon métier, c’est de faire parvenir certains aspects qui me semblent importants. C’est aux archivistes et aux pouvoirs politiques de le faire. Moi, je ne suis qu’un vecteur de transmission et j’essaye de le faire de mon mieux », a-t-elle indiquée dans la modestie.
A.C

