Object d’une grande polémique durant ces derniers jours qui a fait réagir de nombreux internautes dans les réseaux sociaux, l’avocat Mustapha Bouchachi, que nous avons croisé à Alger centre, répond sur la question de sa visite au domicile d’Ali Belhadj en compagnie de Lakhdar Bouragaa et Samir Benlarbi. « Je n’ai pas à m’expliquer sur la visite que j’ai rendue à son domicile. Cette personne est privée de son droit de faire sa prière à la mosquée », a-t-il répondu. Accroché sur le bilan de son passé politique durant la décennie noire au point d’enregistrer 200 000 victimes du terrorisme, et autrés traumatisme et dégâts matériels, Maitre Bouchachi, rétorque « Il n’est pas le seul à être enrôlé dans la décennie noires. Il y a ceux qui sont induit en erreur et d’autres qui savaient pourquoi ont-ils versés dans la violence », selon cet avocat qui réjouit d’une grande popularité dans la marche du peuple qui lutte pour la légitimité politique depuis 1962. Evitant de répondre aux détails de notre curiosité journalistiques, Me Bouchachi revient sur le processus électoral qui a été arrêté en repoussant la responsabilité des crimes contre ceux qui ont donné l’ordre à commencer par le général Khaled Nezzar. « Les gens doivent changer de mentalité et penser à autres choses pour rendre la légitimité politique au peuple », selon lui.Tout en évitant d’entrer dans les considérations politiques de la chose, l’avocat semble oublier la souffrance du peuple durant des décennies au point de perdre la confiance, Me Bouchachi modère et poursuit son raisonnement en tant qu’avocat et avance « Je ne vois pas pourquoi ne pas rendre visite à une personne qui a purgé sa peine. J’ai défendu toutes les catégories et militants de la cause du peuple. Qu’ils soient laïcs, islamistes ou démocrates », dit-il, tout en gardant un fort espoir pour le changement pacifique et la légitimité politique du peuple.
M.Y
