Devoir de conscience. Contre toute attente, l’inquiétude ressurgit dans de nombreuses régions du littoral algérien. Les espaces de détente et de loisirs sont transformés en lieux des gardiens de la morale, et ce, malgré toute les conséquences enregistrées depuis le début de l’obscurantisme religieux au début des années 1990.

Passant par la dernière polémique enregistrée autour du concert du DJ SNACK à Alger. Panneaux d’affichages sous des signes religieux dans les routes, autoroutes, aux ronds points. Des pancartes dans les pompes à essences au vues et au su de tous, administrations publiques,

Tout cela, ne sont que des signaux apparent de la démission collective au lieu de faire face à ce goût révélateur du climat de la terreur qui rappel aussi le dernier assassinat sauvage de jeune fille de 16 ans à Chlef, il y a quelques mois.

Laxisme ou complicité qui risque de grosses affaires criminelles entachées de la manipulation de la religion pour accompagner l’été 2026. Le temps est d’éviter le retour des mauvaises années, via la sensibilisation politique et médiatiques, afin d’accompagner justement, les institutions officielles engagées dans la lutte contre le terrorisme criminel jusqu’au dernier retranchement. La responsabilité est partagée à tous les niveaux, à partir de la prise de conscience nationale.

Le malheur, ne vient jamais seul

Les réactions observées sur les réseaux sociaux se sont rapidement transformées en campagnes de stigmatisation morale visant le public présent, les femmes, les modes vestimentaires et, plus largement, toute forme de loisir jugée incompatible avec une certaine vision rigoriste de la société, tout au nom de la religion l’Islam, religion de paix, de tolérances et cohabitations.

Insultes, accusations de dépravation », appels à un contrôle accru des événements culturels : cette séquence a illustré la rapidité avec laquelle certains groupes s’organisent désormais pour transformer un simple événement festif en procès public des comportements sociaux. Ce qui s’est exprimé autour de ce concert constitue un indicateur des tensions qui traversent aujourd’hui l’espace public algérien et qui risquent de se reproduire, voire de s’amplifier, durant la saison estivale.

Ces dernières années, plusieurs plages ont déjà été marquées par des tentatives d’imposition de normes vestimentaires et comportementales étrangères au cadre légal. Pancartes improvisées exigeant une « tenue correcte », pressions exercées sur les estivants, campagnes de stigmatisation sur les réseaux sociaux : autant de pratiques qui alimentent aujourd’hui les craintes d’une nouvelle escalade à l’approche de l’été.

Dans certaines localités, des groupes informels se sont arrogé le droit de définir ce qui serait acceptable ou non dans l’espace public, allant jusqu’à contester le port du maillot ou du short, y compris pour les hommes. Ailleurs, des initiatives visant à séparer systématiquement les espaces de baignade selon le genre se multiplient, sous couvert de « préservation des valeurs ». Plus préoccupant encore, les plages qui conservent un fonctionnement ouvert et mixte deviennent régulièrement la cible de campagnes de dénigrement en ligne.

Sur les plateformes numériques, le phénomène prend une ampleur encore plus inquiétante. Une véritable police morale virtuelle s’y développe à travers les vidéos virales, les campagnes de harcèlement et les injonctions à la conformité. Des influenceurs autoproclamés s’érigent en arbitres des comportements sociaux, distribuent accusations et condamnations, et alimentent une pression collective qui finit par banaliser l’intolérance.
Des prédicateurs ou créateurs de contenu qualifient de « dépravés » ceux qui fréquentent des plages mixtes ou assistent à des concerts. Ce type de discours, autrefois marginal, tend aujourd’hui à se normaliser dans une partie de l’espace numérique. Des vidéos virales dénoncent également de prétendus « lieux de débauche », dans un discours souvent violent, culpabilisateur et profondément misogyne. Cette mécanique contribue à installer un climat d’intimidation sociale où chacun peut être exposé à la surveillance, au jugement et à la dénonciation publique.

Ce phénomène dépasse largement le simple conservatisme religieux. Il traduit l’émergence progressive d’un véritable mode de contrôle social visant à imposer un modèle unique de comportement dans l’espace public.

À la veille de l’ouverture de la saison estivale, les plages, comme les concerts, festivals et lieux de loisirs, ne doivent devenir des espaces soumis à des formes de coercition sociale ou de contrôle moral imposées par des groupes informels. La liberté de se vêtir, la mixité dans les espaces publics, la liberté artistique ou encore le droit de profiter des loisirs sans intimidation ne sont ni des privilèges ni des valeurs importées. Ce sont des libertés conquises au prix de longues luttes et de nombreux sacrifices.

Malheur au peuple qui ne tire pas les leçons du passé

L’idéal d’une société libre exige aujourd’hui de rester vigilant face à toutes les tentatives de restriction des libertés. Défendre ces acquis demeure une responsabilité collective, particulièrement dans un contexte où les pressions sociales et idéologiques cherchent, chaque année davantage, à redéfinir les limites du permis et de l’interdit dans l’espace public, pourtant garantie dans la constitution et lois de la République.

Rappelant les événements obscurs d’un Etat informel dans un Etat formel, libre indépendant depuis 1962, des clans et parties obscurantistes affamé et activant à l’encontre des valeurs de la République, une caste politico religieux qui causé la mort de plus de 200 000 victimes, en plus de tous les dégâts et traumatisme, se présentent comme victimes, au lieu de reconnaitre leurs culpabilité et responsabilité à partir de l’étranger et à l’intérieur du pays.

Tout compte fait, chacun est responsable devant son propre conscience, s’il en a cette conscience et sens de responsabilité vis-à-vis de la patrie et de la citoyenneté. Mais, aussi, responsable devant la justice, le peuple et en fin de sa vie, devant dieu le jour « J ». Respectueux de toutes les religions et cultures du monde, le peuple Algérien est musulman depuis 14 siècles. Et ce n’est pas ces charlatans à la merci d’ennemis de la vie humaine qui vont déstabiliser encore notre pays. « Gouverner, c’est prévoir », dit le dicton. La responsabilité politique et médiatique est plus que jamais interpellée pour informer, prévenir et s’assumer en tant qu’Algériens dignes de leurs pays.

A.S

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