La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine UA, Selma Malika Haddadi, a souligné samedi soir à New York « l’impératif » d’institutionnaliser la coopération sud-sud et triangulaire pour approfondir l’interdépendance économique.
« Il est impératif d’institutionnaliser la coopération sud-sud et triangulaire afin d’approfondir l’interdépendance économique et de tirer parti des avantages comparatifs partagés par les pays du sud », a déclaré Mme Haddadi, également vice-présidente du Dialogue de haut niveau du mécanisme africain d’évaluation par les paris (MAEP), lors du Dialogue de haut niveau du MAEP, organisé en marge de la 81e Assemblée générale des Nations Unies sous le thème « Vers 2030 et au-delà : libérer le potentiel de la coopération triangulaire et Sud-Sud pour accélérer la réalisation des ODD et de l’agenda 2063 ».
Elle a ajouté que dans le cadre du deuxième plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063, l’Union africaine a affiché «une ambition claire : faire de l’Afrique un acteur influent sur la scène internationale ». « Nous devons renforcer nos écosystèmes nationaux, affirmer notre maîtrise de nos programmes de développement et promouvoir l’autonomie, tout en maintenant un dialogue constructif avec la communauté internationale », a-t-elle déclaré.
« Alors que le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs poursuit les préparatifs de la quatrième édition du Forum africain de haut niveau sur la coopération sud-sud et triangulaire, l’UA réaffirme son plein soutien au renforcement de cet écosystème continental, en vue de promouvoir la prospérité économique, la bonne gouvernance et le développement inclusif pour nos populations », a ajouté Mme Haddadi.
Avant de participer à cette rencontre, elle s’était entretenue avec le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Lors de cet échange, les deux responsables ont souligné l’importance de poursuivre la coopération dans les domaines de la réforme institutionnelle, du développement durable et de l’intégration continentale. Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer la voix, l’appropriation et l’autonomie stratégique de l’Afrique, conformément aux objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Cet échange intervient dans le cadre de la participation de la Commission de l’Union africaine CUA aux travaux de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Rédaction internationale

