L’algerie vient de perdre un des piliers de la chanson Algérienne engagée. Ali Idheflawen, n’est pas un simple artiste, interprète et compositeur qui chante pour le plaisir de chanter, c’est surtout le militant pacifique infatigable pour la réhabilitation de l’identité nationale millineaire. C’est l’homme qui a réveillé des générations entière pour aimer et respecter les valeurs inestimables héritées des ancêtres.

Un kabyle qui chante en kabyle non pas en tant que langue maternelle seulement, mais aussi et surtout, une philosophie de la vie humaine basée sur la raison d’êtres, la logique des choses de la vie quotidienne propre à tout peuple liberté et digne du monde.

Chaque chanson, est un livre, un appel et un rappel au sens réel à la responsabilité de l’homme sur terre. Chaque chanson, est un tube qui marque les consciences à jamais. Écouter ses tubes, comme Edjethiyi Abrid Adhaadigh « Laissez moi passer « ,  « El  Berouaguia », qui rappelle les souffrances de la prison du printemps Berber de 1980,  dont la chanson est écrite par l’inoubliable poète Mohya. Igoujilane Bawal  » Les orphelins de leurs langue maternelle, Kabyle et Amazigh de manière générale, ou encore l’hymne pour les droits de la femme et des droits de l’homme globalement, constituent toutes un témoignage précieux pour chaque période depuis les années 1970 jusqu’à son dernier produit en 2018.

Toujours égale à lui même, Ali Idheflawen porte en lui, toute l’histoire de plusieurs générations privées de leurs langues maternelle le kabyle, l’histoire millineaire du pays que l’on veut arabiser de force, islamiser, malgré toute les dérives politiques, les vérités historiques et séquelles des tortures atroces des militants de l’Algérie Algérienne dans toute ses dimensions historiques, millineaires et contemporaines.

Force est de constater que le mensonge et la répression politique d’une cause juste et noble, finit toujours par se disqualifier d’elle même. Comme disait en titre le défunt Matoub Lounes dans une interview accordée à la presse nationale dans les années 1990:  » Le plus pauvre, c’est celui qui n’a rien laissé derrière lui », comme produit culturel, artistique et scientifique pour servir la cause, la patrie Algérienne et l’humanité entière.

A.C

Share.
Leave A Reply
Accessibilité

Outils d'accessibilité

Taille Texte
Niveaux de gris
Haut Contraste
Police Lisible
Souligner liens
By CHERIF HADDAD Consulting & Expertise
Exit mobile version