Deux individus reconnus par les victimes, sont arrêtés par la gendarmerie nationale et comparut devant le juge d’instruction. Le groupe des agresseurs et composé de 6 ou 7 personnes qui ont pris la fuite, selon des parents d’élèves de l’école primaire 10.
Logées dans un appartement d’un quartier isolé et sans aucun gardien à leurs niveaux, neuf enseignantes qui travaillent à l’école primaire 10, sise à la cité 800 logements rifi a bord Badji Mokhtar sont traumatisées depuis l’agression survenue la matinée du 18 mai 2021, entre 4 heures et 6 heures, a-t-on appris de sources locales bien informées de la situation. Deux enseignantes sont hospitalisées depuis à l’hôpital Adrar. La première est blessée à coup de couteaux et la deuxième enseignante est tombée sous le choc de l’agression. La journée du 18 mai 2021, était programmée pour les examens au niveau de cette école et voilà ce qui vient d’arriver contre toute attente dans un établissement scolaire du premier cycle qui vit toujours la problématique des surcharges des classes ou l’on retrouve entre 50 et 60 élèves dans une même classe, alors que la majorité pense ou croit que le problème des surcharges des classes est résolu définitivement dans le pays. « Ce n’est pas la première fois que les écoles subissent des agressions de toutes sortes. Il y a un mois seulement, on a volé tous les climatiseurs et les équipements d’une école dont je ne me rappel pas le numéro. A bordj Badji Mokhtar, on donne des numéros aux écoles et non pas les noms des auteurs, des scientifiques ou des moudjahidines », déplore notre source, A.L, qui s’exprime sous le sceau de l’anonymat. Plaçant la responsabilité de l’administration de l’école qui n’a pas mis en place les mesures nécessaires pour la sécurité des femmes enseignantes, notre source regrette « Le quartier des 800 logements rifi est un quartier isolé. On au moins 50% des habitations sont inoccupées. Aucun gardien au niveau de l’appartement où résident les enseignantes depuis. Il ne faut ignorer la délinquance juvénile qui sévit à bordj badji Mokhtar, une ville frontalière qui accueille des citoyens de plusieurs pays africains », regrette-t-il.
Les enseignants désertent les écoles
Résultat et conséquences de l’agression. L’ensemble des enseignants ont décidés de déserter les écoles par solidarité à leurs consœurs d’un côté et d’un autres côté, exiger la prise en charge des besoins de la famille de l’éducation au sud, notamment bordj badji Mokhtar et Adrar jusqu’à la satisfaction de leurs revendication, à commencer par la sécurisation des lieux. « Au-delà de l’agression et de l’arrestation des agresseurs, c’est la dignité et l’honneur de la femme qui est bafoué. Nous avons envoyés quatre rapports à la direction de l’éducation afin de les informer de la situation et demander à sécuriser les lieux de l’habitation, malheureusement, toutes nos doléances sont restées lettres mortes » a déploré le syndicaliste Salah Benhemadi, délégué Snapest de la wilaya Adrar. Les enseignants ont organisé un sit in devant le siège de la wilaya de Adrar avant de faire un deuxième rassemblement devant le siège de la direction de l’éducation, afin d’exiger la sécurisation des établissements scolaires et les lieux d’habitations des enseignantes qui vivent déjà dans des conditions très difficiles en plus du manque de la sécurité dans les lieux d’habitations. Faisant appel au calme et à la sagesse, notre source qui incarne un esprit de raisonnement de rassembleur, n’a pas manqué également d’évoquer d’autres facteurs extérieurs qui influent sur le comportement des jeunes qui poussent à commettre l’irréparable sous l’emprise de la drogue et le manque de prise de sens de responsabilité et la conscience citoyenne. Quoiqu’il en soit, le châtiment doit être à la hauteur des attentes et dans le respect des lois de la République, a-t-on souligné auprès de nos sources qui n’ont pas lésiné à éclairer l’opinion publique sur cette agression lâche, indigne et impardonnable. Afin de faire toute la lumière sur cette affaire, le parquet de bordj badji Mokhtar a ordonné l’ouverture une enquête approfondie, a-t-on indiqué dans un communiqué diffusé sur la page Facebook Adrar.
Amar CHEKAR