L’originalité, la force du verbe et le style de feu Dahmane El Harrachi, continue de donner la chair de poule, chaque fois que l’on entend ses chansons de près comme de loin.
Comme ou plus que d’autres références de la chanson algérienne qui passent dans l’oubli total, l’immortel musicien, chanteur et interprète Dahmane El Harrachi, de son vrai nom et prénom, Abderrahmane Amrani, décédé le 31 août 1980 dans un accident de la route à Ain El Benian, est l’un des trés rares chanteurs très difficiles à imiter depuis 41 ans déja. A l’exception de son fils Kamel El Harrachi qui a suivi son style Chaâbi et le chanteur Rachid Taha qui a repris le tube immortel : ya rayeh Wine Messafer, trouh Taaya Ou touellli «Oh Voyageur, là où tu pars, tu reviendras.» personne d’autres artistes n’a pu réussir ses reprises. Célébrant aujourd’hui, 31 août 2021, le 41é anniversaire de sa disparition, sa génération qui connaissent bien sa valeurs artistiques, culturelles et morale, ne cesse de faire appel à la génération poste indépendance de l’écouter et de s’inspirer de l’un des maîtres incontestables du chant chaâbi algériens. Chaque chanson de Dahmane El Harrachi, est une histoire, une expérience et un livre de la vie de toutes personnes qui humaine, sincères, honnêtes et justes à la fois. Ses chansons comme : Ya Rebbi Ya Settar «Dieu protège moi des gens méchants », Hasbni Oukhoudh Kraak, matssali Ouala Nessalek « Faisons le compte et prend ta part, tu ne me doit rien, et je ne te dois rien», Ya l’hadjla djak essayad Mel baid « Oh Perdrix, le chasseur est venu de loin », Ya Dzair, ya Dzair « Oh Alger ! Oh Alger ! », El blad ghanie, ouah na Fokara « Le pays est riche, mais nous sommes pauvres » et ce pour lutter contre le mal de la corruption qui existe depuis bien longtemps avant d’aggraver la situation économiques et sociales du pays. Rien que pour ses chansons citées par le hasard, chacune de ses chansons revêt des dimensions culturelles, morales et artistiques inépuisables. D’ailleurs, à l’exception de son fils Kamel El Harrachi qui a suivi son style et le défunt chanteur Rachid Taha, qui a fait un succès par la reprise de la chanson de Dahmane El Harrachi, ya rayeh, Wine m’safar « Oh voyageur, ou vas-tu ? » Décédé également le 12 septembre 2018, aucun autre artiste n’a pu réussir en raison, de la force verbale, la voix et le style inimitable de Dahmane El Harrachi. L’originalité, la force du verbe et le style de feu Dahmane El Harrachi, continue de donner la chair de poule, chaque fois que l’on entend ses chansons de près comme de loin. Né le 7 juillet 1926 à El Biar, Alger, il est parti à l’âge de 54 ans en laissant derrière lui un trésor artistique et musical inestimable. Paix à son âme.
Amar CHEKAR