Hamid Azikiou, président de l’APC Thamokra: « En 2021 la nôtre commune n’a même de lycée.»
Seule commune qui n’a pas de délimitation avec la commune et daïra d’Akbou, Thamokra qui recèle une histoire qui n’est pas des moindres de toutes les communes du pays qui ont œuvrées pour l’indépendance nationale, n’enregistre même pas un lycée, ni d’annexe pour le CEM depuis l’indépendance. 150 lycéens sont transportés quotidiennement à Akbou qui se situe à 30km du chef de la commune. Seule commune qui reste encore avec ses quelques dizaines dans le régime de l’internat à Akbou. A l’exception du siège de l’APC et la zaouïa cheikh adeli pour l’enseignement du Coran pour une dizaine de personnes environ qui viennent d’autres régions et wilayas du pays. « Nous avons des projets d’intérêts publics à construire dans la commune, mais, nous n’avons aucun terrain qui releve du domaine public. Tous les terrains appartiennent au privé », déplore M Hamid Azikiou, président de l’APC de Thamokra. Un budget de 9 milliards de Da a été octroyé par les deux ex walis de Béjaia, notamment, Hammou Touhami qui a octroyé une licence d’exploitation de 33 ans renouvelables deux fois à la station thermale Sidi Yahya el adeli à environ quelques 35 et 40 km d’Akbou appartenant dans le passé à un privé de Thamokra, est devenu malheureusement un lieu qui ne profite qu’à l’association religieuse gérée à partir d’alger. Cela dit, la commune de thamokra ne bénéficie d’aucun apport venant de l’association qui va dans l’intérêt de la commune, et ce, malgré les besoins sociaux économiques pressants à commencer par l’aménagement des routes, la réalisation d’infrastructures administratifs et sanitaires qui répondent aux besoins de la population. La station thermale traditionnelle sidi yahya qui devait être perçue comme une richesse à exploiter dans l’intérêt général de la commune de thamokra et de Bouhamza est non un objet de litige entre l’association religieuse et la commune de Bouhamza.
Amar CHEKAR