Pour sauver les algériens  qui n’avaient pas de quoi satisfaire leurs parts de cotisations à l’époque, CHEKAR Larbi, paye à leurs places pour éviter leurs exécutions par les groupes de choc, afin de garder la cohésion des militants. «Lorsque je paye la part des autres, d’une part, je sauve une vie humaine et d’autres part, je gagne un élément pour continuer la révolution jusqu’à l’indépendance du pays », disait CHEKAR Larbi, ancien membre de la fédération de France.      

   On l’appelle aaami Larbi, d’autres khali et pour d’autre Da Larbi. Ancien membres de la fédération de France de 1959 jusqu’au 19 mars 1962, ou il a été libéré parmi des centaines d’autres prisonnier de la guerre de libération nationale,  aaami larbi a passé 3 ans  entre les prisons de Vincennes, Frêne en france et à Annaba ou ils ont été débarqué via un bateau vers Skikda avant de les placer   dans un des camps de concentrations à Annaba. « Les colons nous ont transportés par camions de Annaba à Bordj Bouararidj. Arrivé épuisé à bordj Bouararidj, les soldats français nous ont dit : « Débrouillez-vous pour rentrer chez vous». Bien pris en charge par les Bordjiens, la famille ou il a été hébergé lui ont a trouvé un camion en auto stop à 3heure du matin, afin de regagner sa famille à Beni maouche, letnayen, le lendemain du cessez le feu du 19 mars 1962.

  Le calvaire d’aami laarbi commence au moment où l’on fête la joie de l’indépendance nationale dans les montagnes.  «Je suis arrivé à Letnayen tôt le matin dans un froid glacial. Je n’ai trouvé un vieillard du village tizekht, assis et aveugle que j’ai reconnu. Je lui ai parlé de moi et de mon père qu’il connait bien, le vieillard m’a dit qu’on pensait tous que tu étais morts quelques part en France ou dans un des champs de martyrs ».

   Reprenant le souffle quelques temps ou quelques jours plus tard,  Aami Larbi, 28 ans,  fut arrêté une deuxième fois par des harkis et après l’indépendance  qui l’ont reconnu et ont demandés l’autorisation de leurs chef colons pour tuer aami laarbi, parceque, c’est un fellaga. « En réalité, ce n’est pas parceque je suis fellaga. Mais, ils ont peur de moi parceque le temps des colons est terminés.  On les connaît tous. Ils avaient peur  plus de la vengeance. Ce sont les traitres, qui m’ont déchiré les documents en ma possession », a-t-il regretté avec force.  

    Cœur damné, aami larbi, ajouta « Aujourd’hui, je n’ai pas tous les documents pour ma carte de moudjahid. Mais, je n’ai pas besoin de cette carte de moudjahid ni de la pension. J’ai fait mon devoir envers le drapeau algérien et ma patrie sans contrepartie », affirme-t-il avec conviction. Gardant la mémoire fraiche,  aami laarbi, pousse le bouchon plus loin « D’ailleurs, Je n’ai pas besoin de la carte de moudjahidines. Parceque la même carte est donnée à  des traîtres que l’on connait bien depuis le début de la révolution en 1954. Ces traîtres ont torturés et tué beaucoup de moudjahidine. Si ne n’était pas eux qui ont trahit la patrie, la guerre d’indépendance nationale n’aurait  pas durée 7 ans », fait-il savoir.

   Evoquant trois prisonniers qui étaient avec lui dans la même cellule de prison qui sont les seuls témoins qui peuvent témoigner pour avoir le fameux documents trois volets à l’époque, aami larbi, déplore leurs décès l’un derrière l’autres.  Chemin faisant,  Aami larbi, ne faisaient confiance à personnes même à ses enfants. Sauf ceux qui ont donnés de fausses images rien que pour lui faire croire qu’ils sont de tout cœur avec lui, rien que pour en bénéficier des prêts jamais remboursés.

   Né le 11 avril 1924 au village tizekht, Beni Maouche, l’ancien moudjahid anonyme, a été arrêté le 22 octobre 1959 à paris, CHEKAR Larbi, est décédé à l’age de 84 ans, le 5 janvier 2018 en laissant derrière lui, une famille déchirée. Les uns le côtoyaient pour leurs intérêt personnels et d’autres l’évitent carrément rien que pour son caractère dur, mais juste.

   Avec ses qualités est défauts, Aaami Larbi, il est ce qu’il est. Il défi la peur, l’injustice, la trahison et l’hypocrisie, mais, aussi les gens matérialistes qui se font passer pour des êtres proches et bien malgré leurs lâcheté et escroquerie, rien que pour tirer profit hypocritement au point de créer la division et la zizanie dans sa famille, et faire leurs propres situations aux détriments en allant jusqu’à briser la vie et l’avenir des enfants.

   De nombreuses vies des familles ont basculées vers le malheur et la division, juste après le décès de leurs chères à causes de la cupidité matérielle des gens externes qui profitent des situations d’absences et autres ingérences externes dans les affaires interne des familles. « Lorsque l’on influence la maman contre ses enfants, c’est toute la famille qui sombre dans le néant, alors que l’avenir des pays se construit dans l’unité des cellules familiales », dit-on dans l’adage populaire algérien depuis la nuit des temps.Chacun son tour.

Amar CHEKAR  

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