«Tant que la pandémie du coronavirus est toujours présente, tout le monde est sous pression. Ça ne veut pas dire que si l’on est vacciné, on va négliger le respect du protocole sanitaire. On doit rester vigilant est respecter les mesures préventive à tous les niveaux.»
Enrigistrant une moyenne de 200 à 250 personnes vaccinées par jour depuis le début de la campagne de proximité le 8 juin dernier, rien qu’au niveau du chapiteau installé à la placette du 1e mai à Alger, la campagne de vaccination contre la propagation de la pandémie du coronavirus, continue d’enregistrer des résistances. Malgré toute son importance en matière de prévention et renforcement de l’immunité des citoyens contre les risques de la pandémie, un nombre indéterminés de personnes persistent dans l’érreures, sans tenir compte des conséquences. Pour mieux connaître et comprendre les raisons de ces résistances, nous avons approché Mohamed Sadek, 65 ans environ qui se trouve le seul élément dans sa famille à venir pour le vaccin, souligne « Ma fille est infirmière dans un hôpital à Alger. Elle m’a déconseillé de faire le vaccin. C’est toute la famille qui ne veut pas de vaccins. Mais, je vais le faire sans dire à personne que je me suis vacciné. Je fais confiance à la science », révèle notre interlocuteur qui attendait son tour pour consultation médicale avant le vaccin qui dure moins de 5 minutes, sans compter le temps que l’on attend dans la salle d’attente qui compte une au moins 15 personnes qui attendent leurs tours.
Le vaccin et le visas
Tenant compte de l’exigence des services consulaires pour les visas, nombreux sont les jeunes qui viennent pour le vaccin Astrazeneka et s’informer sur la disponibilité du vaccin que l’on met à disposition. AstraZeneka, constitue pour eux, un document obligé pour avoir le visa. A défaut, les jeunes surtouts, refusent de faire le vaccin, a-t-on appris auprès de plusieurs sources concordantes. D’autres parts, Mme Meriem Y, cadre dans le secteur public, souligne « Ce qui m’a inquiété le plus, c’est après avoir fait le vaccin. Je n’ai eu aucun effet secondaire, ni même pas la sensation au moment de l’injection. Mes consœurs et collègues de travail, m’ont dit qu’ils eut quelques effets, mais pas moi», s’est-elle interrogée sans pour autant exprimer autant d’inquiétude tout en avançant «De toutes les façons, Je vais consulter le médecin traitant pour m’expliquer et comprendre la situation du point de vue médicale.». Répondant aux interrogations des citoyens qui se posent autant de questions sur le sujet des vaccins, médecins et responsables concernées rassurent. « Les vaccins ne veut pas dire éliminer définitivement le coronavirus. Mais, ça renforce l’immunité des patients au fur et à mesure et même si jamais, le covid-19 contamine la personne, c’est vraiment très léger par rapport aux risque que l’on prend sans vaccins», nous expliquent d’autres médecins sur les lieux.
Les réseaux sociaux influent négativement sur le déroulement de la campagne de vaccination
Mme Djili, responsable du chapiteau qui nous a reçu dans les meilleurs cadre médicale et journalistique, affirme « Les vaccins importé par l’Algérie, sont très efficaces. On ne doit pas écouter n’importe quoi que l’on dit et écrit sur les réseaux sociaux. Les gens sont parfois réticents pour le vaccin, parceque ils sont souvent influencés par les réseaux sociaux et on écoute des gens qui ne sont même pas du domaine pour s’exprimer sur tel ou tel sujet, surtout lorsque il s’agit du vaccin anti covid-19 », dit-elle, tout en insistant sur l’importance des médias pour la sensibilisation des citoyens pour élargir la vaccination. «Tant que la pandémie du coronavirus, on est tous sous pression. Ça ne veut pas dire que si l’on est vacciné, on va négliger le respect du protocole sanitaire. On doit rester vigilant est respecter les mesures préventive à tous les niveaux », a-t-elle conseillée.
Amar CHEKAR
