Anarchie dans le stationnement. Insuffisances des parkings de proximités et plus de la cherté des prix. La location mensuelle d’une place aux parkings qui dépasse souvent les 5000DA/mois minimum ne donne que deux choix : Vendre ou subir. La voiture n’est plus un produit de luxe, mais c’est bien une exigence, afin de répondre aux besoins des transports familiaux, professionnels et commerciaux etc. Face à la dégradation permanent du pouvoir d’achats, les managers tentent à tous les coups pour joindre l’utile à l’agréable, mais comment et à quel prix ? « J’avais une place pour stationnement de ma voiture dans un parking de quartier populaire que je paye à 2000 DA/mois. A une journée de retard de paiement, le parkingueur me dit qu’il y a d’autres personnes qui attendent des places. Ce qui veut dire, l’on peut m’empêcher d’accéder au parking à tout moment. Face à cette situation, j’ai préféré stationner ma voiture dans le quartier, afin d’etre proche de la maison et économiser des frais en plus », déplore Slimane, père de famille, fonctionnaire avec un salaire qui ne dépasse pas les 30.000 DA. Le hic, c’est que Slimane, n’est pas le seul à penser la même chose. C’est tous les automobilistes des quartiers qui font des calculs quotidiennement pour arriver le premier est trouver une place libre avant que ce soit trop tard pour trouver une place de stationnement libre. Pis encore, l’on doit faire attention également aux sabots. Chaque matin l’on doit se réveiller tôt pour évacuer les lieux avant de se retrouver dans le risque d’infraction et payer le procès exigé liés aux infractions du stationnement interdit. Occupant souvent les deux trottoirs la nuit plus au moins, mais, le grand comble, c’est de trouver une place de stationnement sans risques de cambriolage, pendant que d’autres n’hésitent pas à mettre des chaînes en fil de fer face à la maison d’entrées des immeubles et aux autres lieux publics et en priver d’autres personnes dans un lieu privatisé entre guillemet.
Amar CHEKAR