La fondation des droits humains, Nushatta, poste dans une vidéo diffuée lundi sur les réseaux sociaux. « Les forces d’occupation marocaines ont lancé une féroce campagne de répression contre les militants sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental depuis la reprise du conflit armé suite à la violation du cessez-le-feu par le Maroc le 13 novembre dernier », révèle la fondation Nushatta.
Dans cette vidéo de deux minutes, La fondation Nushatta révèle dans sa vidéo, le cas de la militante Sultana Khaya assignée à résidence dans la localité de Boujdour occupée, pendant 11 semaines. Sultana Khaya affirme que la police l’empêche de sortir de chez elle depuis 79 jours. D’après la fondation, la militante sahraouie qui a déjà perdu un œil lors d’une agression policière il y a quelques années, subit, elle et sa famille des violences policières. La fondation parle également du militant des droits de l’homme, Bachri BinTalb agressé lui et ses invités par la police pendant la célébration de son mariage. Bachri Bin Talb a été par la suite assignée à résidence. Une façon de le punir pour son engagement pour l’indépendance du Sahara occidental, affirme la fondation. La Fondation Nushatta, créée en 2013, effectue un suivi régulier de la situation des droits humains dans les territoires occupés du Sahara Occidental.
Les droits de l’homme sont maladroits
En décembre dernier, elle a présenté un rapport sur la situation des droits de l’Homme dans les villes sahraouies occupées depuis l’agression marocaine contre le civils sahraouis dans la zone tampon à el Guerguarat en novembre dernier. Le document mis au point, en collaboration avec le Comité norvégien de soutien pour le Sahara occidental et l’organisation espagnole de défense des droits de l’Homme Nomads, souligne notamment que des journalistes et défenseurs des droits humains sahraouis font l’objet d’une campagne massive d’intimidation et de harcèlement, appelant à cet effet les individus et les organisations à prendre des mesures pour dénoncer ces pratiques. Le rapport fait état de l’arrestation, jusqu’au mois de décembre, de plus de 35 jeunes sahraouis, le plus jeune étant âgé de 12 ans et la plupart d’entre eux ayant entre 16 et 17 ans.
Rédaction/APS

