Plusieurs militantes des droits humains issues de la région du Rif dans le nord du Maroc ont dénoncé lundi la violence exercée par le régime marocain à l’égard des femmes rifaines, appelant à reconnaitre leurs revendications pacifiques.
Dans une vidéo publiée sur le site espagnol pressenza, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour les droits de la femme, plusieurs militantes marocaines, exilées en Espagne, ont dénoncé la violence exercée depuis des années par le gouvernement marocain, appelant à un soutien et une large diffusion pour que le monde entier soit au courant de leurs souffrances. Ces militantes ont révélé toutes les persécutions, les emprisonnements la torture et les viols commis à l’encontre des manifestants de cette région du nord du Maroc ainsi que les peines allant jusqu’à 20 ans de prison à l’encontre des militants. Elles ont souligné que le choix de certains d’aller vers le suicide ou de fuir le pays, est dû à la privation de toute liberté humaine et au manque d’opportunités. La région du Rif a connu un mouvement de protestation populaire déclenché par le meurtre en 2016 d’un vendeur de poisson, Mohsen Fikry, broyé dans une benne à ordures en tentant de s’opposer à la saisie de sa marchandise. Des centaines de militants ont été arrêtés, selon les estimations des organisations de défense des droits de l’Homme.
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