Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité en Algérie, a affirmé mercredi à Alger le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Pr. Abderrahmane Benbouzid.
« Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et en Algérie avec un taux de 34% par an selon les chiffres de l’Institut national de la santé publique INSP, a indiqué le ministre lors d’une journée scientifique organisée au niveau du siège du Groupe Hôtellerie, Tourisme et Thermalisme HTT.
Halte au tabac
Parmi les facteurs de risque de ces pathologies, M. Benbouzid a cité, entre autres, « le tabac, l’hypertension artérielle HTA, le diabète et l’obésité », précisant que « 55% des algériens souffrent de surpoids d’après les statistiques avancées par le ministère lors de la Journée mondiale contre l’Obésité ». « L’obésité n’est pas une fatalité au vu des solutions existantes dont le régime alimentaire, la prise en charge psychique et une activité physique encadrée dans des structures adéquates ce qui permet souvent au patient de maitriser son poids et les autres facteurs de risques relatifs à ces maladies », précise le premier responsable du secteur. A cette occasion, M. Benbouzid a relevé que « 80% des atteintes cardiovasculaires peuvent être évitées à travers la lutte contre les facteurs de risque notamment l’obésité », insistant sur « la réadaptation cardiaque qui pourrait réduire significativement le taux de décès des suites de ces pathologies ». Par ailleur, Benbouzid exprime son optimisme quant au succès de ces structures qui permettront, sans doute, le développement du tourisme médical en Algérie, et ce, compte tenu des conditions climatiques du pays et la qualité de ses structures de base et du traitement offert, en sus du coût financier qui sera très concurrentiel et qui pourrait, ainsi, attirer des patients d’autres pays. Il s’agit là du défi devant être réalisé par ces structures.
Chafia Ahmed

