Invitant plusieurs spécialistes dans le domaine de l’agriculture, dont Rachid Benaissa, ancien ministre de l’agriculture et développement rurale qui a mis en place dans son temps, les jalons du développement agricole et ce, en associant les agriculteurs en tant qu’acteur de la productions alimentaires, une importante rencontre portant sur problématique de la sécurité alimentaire a été organisée, samedi à Alger, afin de présenter une étude réalisée par la Confédération algérienne du patronat citoyen CAPC sur le secteur agricole.
Les conséquences de la guerre en Ukraine, a démontré toutes les faiblesses des gouvernances y compris les pays développés, en quête d’aliments et d’énergie. une des premières réflexion, commence par le passage de la sécurité à la souveraineté alimentaire. Intitulée « De la sécurité à la souveraineté alimentaire et présentée par son auteur le professeur d’économie agricole, Omar Bessaoud a mis en avant la nécessité de l’accroissement du soutien de l’Etat à la production locale et l’encouragement de la préservation des semences locales pour assurer un système alimentaire durable. S’exprimant à cette occasion, le président de la CAPC, Mohamed Sami Agli a assuré que la crise sanitaire, mais aussi les autres crises nous imposent aujourd’hui la nécessité d’engager la réflexion sur les bases productives du secteur agricole pour renforcer l’autonomie du secteur agricole et agro-alimentaire par rapport aux marchés extérieurs. M. Agli a affirmé que son organisation compte poursuivre les études sur les grands sujets du développement de l’entreprise et de l’économie nationale. Après la présentation de celle de la sécurité alimentaire, la CAPC envisage de réaliser au cours de l’année au moins deux autres grandes études sur la transition énergétique et la diversification de l’économie nationale, a-t-il fait savoir. S’agissant de l’étude, le professeur Bessaoud a insisté à l’occasion sur la nécessité d’assurer l’autosuffisance en blé dur. « Nous devons aussi sauvegarder le premier maillon de la sécurité alimentaire qui est celui de la semence locale », a-t-il affirmé. Le professeur a relevé l’importance du patrimoine génétique du blé conservé par les céréaliers notamment au niveau des Hauts-plateaux et des Oasis, plaidant pour sa préservation dans la banque de gènes, dans l’objectif de sauvegarder cette semence adaptée à l’aridité du climat et au stress hydrique ». M. Bessaoud, le blé dur constitue la base des principaux produits alimentaires du pays et représente la principale production agricole du pays, assurant qu’il est impératif de réduire les importations de cette céréale sur le moyen terme compte tenu des fluctuations de son prix sur les marchés mondiaux. Le même expert a recommandé aussi l’accroissement des productions de légumineuses en particulier les lentilles et pois chiche sur les surfaces en jachère, dans le cadre des efforts déployés pour garantir une sécurité alimentation durable et résiliente.
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