Les infrastructures routières ne sont pas de simples ouvrages techniques destinés à faciliter le transport et tout déplacement des personnes et des biens. Elles représentent un facteur déterminant qui rentre dans le cadre de la santé publique et de sécurité routières. Chaque virage mal conçu, chaque carrefour dépourvu de signalisation adéquate, chaque chaussée dégradée constitue un risque direct pour la vie des usagers de la route.
Dans les pays qui ont compris cette réalité, l’investissement dans des infrastructures routières modernes, sécurisées et adaptées aux flux de circulation est considéré comme une priorité nationale. Ces États mettent en œuvre une stratégie intégrée de sécurité routière, qui combine qualité des infrastructures, entretien régulier, technologie et contrôle rigoureux du respect des règles de circulation. Les résultats sont visibles : Réduction significative du nombre d’accidents, amélioration de la mobilité et préservation du capital humain.
À l’inverse, dans les pays où l’on privilégie le bricolage, l’improvisation et la solution à court terme, les routes deviennent des pièges mortels. Le manque de planification, l’insuffisance d’entretien, l’absence de dispositifs de sécurité ? comme, les glissières, éclairage, signalisation, génèrent des drames récurrents. Ce n’est pas seulement un problème d’ingénierie, mais un choix de société : accepter ou non de sacrifier des vies humaines au profit d’économies illusoires.
La différence entre ces deux approches réside dans la vision stratégique. Les nations qui ont intégré la sécurité routière dans leurs politiques publiques considèrent la route comme un espace de vie et non comme un simple ruban de bitume. Elles comprennent que chaque accident évité, chaque vie sauvée, représente non seulement une valeur humaine inestimable, mais aussi un gain économique et social pour l’ensemble de la collectivité.
En définitive, investir dans des infrastructures routières sûres, durables et modernes n’est pas un luxe : c’est un impératif vital. La sécurité routière n’est pas une option, mais une responsabilité collective et une preuve de maturité d’un pays.
CONTRIBUTION DU CANADA: Youcef Chaouche, formateur en sécurité routière, Spécialiste du contrôle Technique et ancien membre de l’association Tarik Salama


