Les dégâts causés par les catastrophes naturelles aux habitations coûtent chaque année 228 milliards de dollars dans le monde, alors que les cyclones, inondations et séismes se multiplient, selon des données dévoilées, mardi, par le bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophe UNDRR.
« Ce montant illustre l’une des grandes contradictions de la prévention des catastrophes. Si les progrès réalisés ces onze dernières années ont permis de réduire la mortalité, ils ne se sont pas accompagnés d’une diminution comparable des pertes économiques », souligne l’UNDRR, notant que « les habitations concentrent à elles seules 43 % des dommages matériels directs provoqués par les cyclones, les inondations, les tsunamis et les séismes ».
A l’occasion de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe, mardi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à investir davantage dans la sécurité des habitations. Chaque année, a-t-il rappelé, des millions de logements sont endommagés ou détruits, « contraignant des familles à se déplacer et aggravant la pauvreté. Mais les conséquences des catastrophes ne se mesurent pas uniquement à l’ampleur des destructions. Elles dépendent aussi de la durée pendant laquelle les familles restent privées de logement et de revenus.
En 2025, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) affirme avoir accompagné 1,4 million de personnes dans 39 pays grâce à ses programmes de réduction des risques, au bénéfice de près de 1.200 communautés. Reconstruire les logements ne suffit pas : les populations ont également besoin de services qui fonctionnent et de possibilités de reconstruire leur vie », a souligné Maria Moita, directrice du département des interventions humanitaires et du relèvement de l’OIM.
Pour l’OIM, les efforts de relèvement doivent donc commencer dès les premières interventions d’urgence, plutôt que d’attendre la fin des opérations de secours. L’enjeu est d’éviter qu’une catastrophe ponctuelle ne se transforme en déplacement durable.
Rédaction Internationale


