La campagne électorale pour l’élection des membres des Assemblées populaires communales APC et de wilayas APW, prévue le 28 novembre prochain, débutera demain jeudi, ouvrant, ainsi, le champ devant les candidats pour convaincre les électeurs de leurs programmes concernant la gestion des collectivités locales.
Le nombre de candidats s’élève à 141 388 pour l’élection des membres des APC et à 21 476 pour le renouvellement des APW. La proportion des jeunes candidats s’élève, quant à elle, à 54,02 %, celle des femmes à 11,86 %, tandis que les candidats ayant un niveau universitaire représentent 48,48 %.
Cette campagne est régie par un arsenal juridique rigoureux visant à organiser la compétition électorale, à garantir l’égalité des chances entre les candidats. Elle s’ouvre 23 jours avant la date du scrutin et s’achève 3 jours francs avant celle-ci, marquant ainsi le début la période du silence électoral.
Durant la campagne électorale, les institutions de l’Etat et les organismes publics sont tenus de maintenir une égale distance vis-à-vis de l’ensemble des candidats et des listes en lice, tout en garantissant un accès équitable aux moyens d’expression directe à travers les médias.
Le tirage au sort relatif à la répartition des plages horaires réservées aux candidats dans les médias audiovisuels publics s’est déroulé jeudi dernier. A cette occasion, les représentants des partis politiques et des listes indépendantes participant à cette échéance ont signé la Charte d’éthique des pratiques électorales.
Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections ANIE, Saad Arous, avait appelé les candidats à respecter l’éthique de la pratique électorale, à se conformer à la loi, à préserver la dignité des personnes, à bannir les discours offensants et trompeurs, ainsi que tout ce qui est susceptible de porter atteinte à l’équité de la concurrence ou d’en compromettre l’intégrité.
L’animation de la campagne électorale devra, ainsi, obéir à des règles strictes qui encadrent le contenu du discours politique, afin d’empêcher toute instrumentalisation des constantes nationales et toute incitation aux clivages. Les discours de haine et ceux fondés sur des considérations communautaires, régionales, linguistiques ou ethniques sont strictement interdits, de même que le recours aux langues étrangères. Il est, également, formellement interdit l’utilisation des composantes de l’identité nationale à des fins partisanes ou de propagande électorale.
En vertu des principes d’égalité des chances et de neutralité de l’administration, la loi interdit la mobilisation des moyens de l’Etat au profit d’une quelconque partie. Elle proscrit aussi l’utilisation des locaux relevant de l’Etat, d’organismes publics, d’établissements scolaires et universitaires, ainsi que des lieux de culte à des fins de propagande électorale. Celle-ci est strictement limitée aux rassemblements populaires organisés dans des salles autorisées, aux rencontres de proximité et à l’affichage dans les espaces exclusivement réservés à cet effet par l’administration.
F.F


