Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, M. Ramtane Lamamra a affirmé que le silence du royaume du Maroc après la demande de clarification exprimée par le ministère algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, le 16 juillet dernier, concernant la dérive dangereuse d’un plénipotentiaire marocain a épuisé toutes les chances et mené à la rupture des relations avec Rabat.
Répondant aux questions des journalistes, à l’issue de l’annonce de la décision de l’Algérie de rompre à partir de mardi ses relations diplomatiques avec le Maroc, suites à ses actions hostiles récurrentes à l’égard de l’Algérie, M. Lamamra a souligné que dans ses deux discours, le souverain marocain « n’a pas apporté une réponse claire ou la clarification attendue par toute personne raisonnable, épuisant ainsi toutes les chances sans prononcer les mots qu’il fallait par devoir de responsabilité et de respect, ce qui a donné lieu aujourd’hui à cette décision.
Tous les Algériens qui attendaient une réponse claire à la question exprimée officiellement par le ministère des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger le 16 juillet concernant les propos d’un plénipotentiaire marocain qui avait invoqué un prétendu ‘droit à l’autodétermination du peuple kabyle’ et sur le fait de savoir si ces propos l’engageaient personnellement ou engageaient le Royaume en tant que voisin ou Etat.
M. Lamamra avait annoncé, mardi, publiquement et officiellement, la rupture des relations diplomatiques avec le Maroc dans le prolongement de l’annonce par le Haut Conseil de Sécurité sur la base de plusieurs facteurs et données dont l’attitude d’un plénipotentiaire du Royaume qui s’est illustré par une dérive particulièrement dangereuse et irresponsable en invoquant un prétendu « droit à l’autodétermination du vaillant peuple kabyle.

