Le respect des différences de visions, font partie de la vie politique du pays et de tous les pays du monde. Tenu par le respect de l’éthique, la neutralité et notre indépendance de toute pression et récupération, Algérie62, publie le communiqué intégral sans partie prenante.
A la veille du référendum du 1 novembre 2020, le mouvement Ibtykar exprime sa position par rapport à l’amendement de la constitution 2020. « Le Mouvement IBTYKAR rejette en bloc l’organisation du référendum sur la révision constitutionnelle prévue à cette même date. En plus d’être une confiscation d’une journée historique, ce référendum est une tentative du régime d’acheter une légitimité refusée par le peuple algérien », a-t-on souligné dans le communiqué daté le 31 octobre 2020. Sans retenue, le mouvement Ibtykar, estime, qu’il s’agit d’une opération de ravalement de façade, illégitime et autoritaire, organisée dans un contexte sanitaire, politique et socio-économique très délicat. « Nous, Mouvement IBTYKAR, condamnons fermement la tenue de ce simulacre. Nous relevons la totale irresponsabilité du régime qui s’obstine à maintenir le référendum malgré les risques sanitaires sur la vie des citoyennes et des citoyens. Le régime en porte seul l’entière responsabilité. ». Tenu par le respect de l’éthique, la neutralité et notre indépendance de toute pressions et récupération partisanes, Algérie62, publie le communiqué intégral sans partie prenante.
Rédaction Algérie62
Communiqué de presse
À la veille de la date symbolique du 1er novembre, le Mouvement IBTYKAR rejette en bloc l’organisation du référendum sur la révision constitutionnelle prévue à cette même date. En plus d’être une confiscation d’une journée historique, ce référendum est une tentative du régime d’acheter une légitimité refusée par le peuple algérien. Elle s’inscrit dans la continuité du passage en force des élections présidentielles du 12 décembre 2019. Il s’agit d’une opération de ravalement de façade, illégitime et autoritaire, organisée dans un contexte sanitaire, politique et socio-économique très délicat. Nous, Mouvement IBTYKAR, condamnons fermement la tenue de ce simulacre. Nous relevons la totale irresponsabilité du régime qui s’obstine à maintenir le référendum malgré les risques sanitaires sur la vie des citoyennes et des citoyens. Le régime en porte seul l’entière responsabilité. Dès l’apparition de la pandémie de la Covid-19, le Hirak avait de manière responsable, volontairement suspendu les marches populaires. Profitant de ce contexte, le régime a poursuivi l’exécution de sa feuille de route autoritaire, en durcissant la répression contre les citoyens, en instrumentalisant l’appareil judiciaire et en exerçant des pressions toujours plus fortes sur les médias et les journalistes. Les libertés individuelles et collectives, déjà menacées avant la crise sanitaire, ne cessent de s’étioler. Des centaines de nos concitoyens sont poursuivis ou emprisonnés pour avoir simplement exprimé des opinions politiques; un droit pourtant garanti par la Constitution. Malgré toutes ces difficultés, le peuple algérien continue d’être mobilisé avec courage et dignité. En dépit de la suspension des marches et l’escalade de la répression, il poursuit sa lutte pacifique pour édifier un État de droit et un nouveau régime démocratique sous de nouvelles formes. L’une des traductions de ce dynamisme est le lancement de NIDA 22 le 22 octobre dernier; une concertation inclusive et indépendante qui renforce le mouvement populaire par la convergence de forces intègres et engagées issues du Hirak. En tant que membre de NIDA 22, IBTYKAR soutient et participe à ce projet fédérateur. Nous estimons que le changement pacifique démocratique requiert le rapprochement des idées, des individus et des actions afin de renforcer le Hirak et contribuer pleinement à la réalisation des aspirations légitimes du peuple algérien à la liberté, la dignité et la prospérité.
Mouvement IBTYKAR 31 octobre 2020

