Les amendements prévus par le projet de loi modifiant et complétant la loi N 90-14 du 2 juin 1990, relative aux modalités d’exercice du droit syndical, sont de nature à renforcer l’action syndicale, ont affirmé des députés de l’Assemblée populaire nationale APN qui ont appelé à trouver des mécanismes pour la mise en œuvre de ces amendements.
De nombreux députés ont salué lors du débat qui a suivi la présentation du texte de loi en question par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Youcef Cherfa, certaines dispositions de la loi, notamment l’article 4 qui prévoit la création de fédérations, de confédérations et des unions, outre l’article 56 qui prévoit la protection du délégué syndical. Ils ont affirmé, à cet égard, que le texte apportait une batterie de garanties devant renforcer l’exercice de l’action syndicale. Pour d’autres, le nombre d’articles concernés par la modification est insuffisant. Intervenant à ce propos, la député Fatima Rabi Front Al Moustakbal a affirmé que le projet de loi prévoit une série de garanties et de droits au syndicaliste pour exercer ses fonctions dans le cadre de la politique de réformes. Elle a également insisté sur « la nécessité de créer un climat favorable aux syndicalistes pour assurer davantage d’efficacité et de rendement. Quant à l’article 4, Mme Rabi a salué les dispositions relatives à la création de fédérations qui permettra de fusionner plusieurs syndicats en une seule confédération. Cette mesure est à même de renforcer le poids des syndicats et leur contribution en matière de développement et de promotion de la société, a-t-elle indiqué, appelant à la séparation de l’action syndicale de l’action politique, la révision de la composante des membres de la section syndical et la limitation des mandats.
F.F


