De nombreuses initiatives gouvernementales et individuelles ont été entreprises ces dernières années dans le domaine de la numérisation du patrimoine culturel, un point important dans le processus de sa sauvegarde qui reste le meilleur outil contemporain de production de données scientifiques et de préservation de la mémoire et de l’identité d’une nation.
Ces expériences qui touchent à plusieurs domaines comme le manuscrit, le théâtre, et le cinéma, restent cependant limitées et insuffisantes devant le chantier colossal que représente l’inventaire et la numérisation du patrimoine culturel algérien dans toute sa richesse. Le ministère de la Culture avait lancé en 2016 un portail électronique entièrement dédié au patrimoine matériel et immatériel, au cinéma, à la musique, au théâtre et autres formes d’expression avec l’objectif de vulgariser et promouvoir la diversité et la richesse du patrimoine algérien auprès d’un large public. Ce site reste aujourd’hui encore limité à quelques aspects comme la musique andalouse alors qu’une grande partie du contenu n’est pas encore mise en ligne, a-t-on constaté. Le quatrième art effectue lui aussi depuis cinq ans une numérisation de son fonds documentaire et des 192 productions que compte son répertoire. Vidéos, textes dramaturgiques, photographies et affiches sont accessibles aux chercheurs, étudiants et professionnels de la culture, a indiqué à l’APS Aghiles Messadi, responsable des archives et de la documentation au Théâtre national algérien.
Mohamed Kateb


