Très active, humaine et très solidaire vis-à-vis des malades, les personnes âgées, les enfants et les nécessiteux à longueur d’années et souvent au dépend de son travail, Dalila Hamed, est une des femmes qui donnent le meilleur d’elles même, affirme : « Je ne fais pas assez pour mon père. Si je pouvais faire plus pour préserver sa dignité intimité. Sa vulnérabilité et dépendance le gène beaucoup au point de se sentir comme un fardeau pour nous, ses enfants, sa famille. Je veux qu’il se sente bien et qu’il enlève l’idée et le sentiment d’etre un fardeau pour nous, tout ce que nous faisons est un devoir sacré. Nous le faisons par amour et par reconnaissance», dit-elle dans un pressentiment de l’éternel insatisfait. Dalila ajoute avec un pincement au cœur «Si je pouvais le soulager plus que cela, si je pouvais le garder le plus longtemps possible avec nous. Je me sens si impuissante et parfois tellement coupable de ne pas pouvoir faire plus et mieux», a-t-elle soulignée.
A.C

