Un rassemblement a eu lieu, hier soir à l’hôtel El Manar, organisé par les journalistes y résidants depuis 1993. Cet énième rassemblement à eu pour objectif de débattre de la situation des journalistes et leur familles « laissés en rade » depuis de longues années. C’est aussi « une riposte contre les harcèlements et les intimidations que nous subissons depuis plus d’une année exercées par le PDG de l’EGT Sidi Fredj Abdelkader Allouni qui a tenté plusieurs fois de nous mettre dehors sans aucune autre solution de rechange », explique les journalistes sur site. Alors que le Syndicat National des Journalistes (SNJ) frappe à toutes les portes et tente de trouver une solution définitive pour clore définitivement le dossier des chambres sécuritaires, Abdelkader Allouni a saisi la justice et les journalistes commencent à recevoir des convocations par huissier de justice pour comparaître devant le juge. « Nous ne sommes pas des hors la loi et nous n’avons pas squatté les chambres comme veut le faire croire ce PDG à l’opinion publique. Nous avons occupé ces chambres lorsque le terrorisme nous menaçait. Maintenant nous ne demandons qu’à être relogés pour que l’hôtel retrouve sa vocation première « , déclare une journaliste. Le rassemblement a permis d’arrêter un certain nombre d’actions à mettre à exécution dès le début de la semaine prochaine. Car, nous font savoir les journalistes, « Nous voulons rétablir notre image que ce PDG veut ternir l’image des journalistes et informer l’opinion publique de notre situation catastrophique et des conditions de vie trés difficiles que nous vivons au quotidien. », concluent les journalistes qui expliquent que « l’hôtel tombe en ruine et l’opération de rénovation décidée par les pouvoirs publics traine depuis des années ». Les journalistes résidents à l’hôtel El Manar réitèrent leur entière confiance au SNJ, en la personne de Kamel Amarni qui lutte depuis des années pour pouvoir les reloger. La photo d’une partie cachée de l’hôtel ou sont logés les journalistes depuis la decennie noire reflète la réalité. Sans commentaire.
S.A

