La conférence de Bandung, tenue du 18 au 24 avril 1955 en Indonésie, avait annoncé la fin de l’hégémonie occidentale sur le reste du monde, a déclaré Amine Kherbi, ancien ambassadeur, estimant que ce qui a été amorcé à Bandung a une valeur universelle et constituait une prise de conscience et un soutien incommensurable pour de nombreux pays.
Amine Kherbi, ancien ambassadeu affirme que la conférence de Bandung a annoncé la fin de l’hégémonie occidentale. Ce qui a été amorcé à Bandung, a une valeur universelle », a-t-il affirmé, dans une déclaration à l’APS à l’occasion de la commémoration du 66e anniversaire de la conférence de Bandung, soulignant que la rencontre afro-asiatique a été la prise de conscience et l’apparition sur la scène internationale des peuples désireux affirmer leur dignité et leur existence aux yeux du monde, notamment vis-à-vis des grandes puissances. M. Kherbi a souligné qu’avant Bandung beaucoup de pays avaient combattu seuls pour se libérer d’abord, puis pour survivre, ajoutant que ces pays « jusqu’alors négligés, ne sont plus isolés, et avec le soutien apporté par Bandung, ils sont désormais une force dans le monde.
La rencontre Afro-Asiatique
Ainsi, ces pays dominés eux-mêmes, avaient la peur de la guerre fondamentale, c’est-à-dire le refus de s’engager avec aucun des autres blocs de puissance, ce qui a conduit d’abord au neutralisme, et ensuite au non-alignement, a confié l’ancien ambassadeur. Le soutien apporté à par la conférence de Bandung à la Révolution algérienne était significatif, a souligné M. Kherbi, soutenant que la rencontre afro-asiatique a également permis de réaliser l’objectif du Front de libération nationale, à savoir l’internationalisation de la question algérienne. Cela a permis à la diplomatie de l’Algérie combattante d’opter pour d’autres soutiens et de favoriser le rayonnement de l’Algérie en lutte sur la scène internationale.
Rédaction/APS

