Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a affirmé, samedi à Alger, que l’Algérie fondait de grands espoirs sur la contribution de tout un chacun lors du Sommet arabe pour amorcer un nouveau départ à l’action arabe commune suivant une approche qui puisse transcender les approches traditionnelles pour répondre aux exigences de l’heure.
Dans son allocution à l’ouverture des travaux de la réunion des ministres des Affaires étrangères préparatoire au Conseil de la Ligue des Etats arabes au niveau du sommet, M. Lamamra a rappelé que la tenue de la 31e session du Sommet arabe a été retardée de trois années et demie en raison de la pandémie de Covid-19.
M. Lamamra a évoqué dans son intervention la crise en Ukraine et ses dimensions sécuritaires, politiques et économiques, soulignant que cette crise a engendré une situation annonciatrice de répercussions majeures sur le système international, y compris dans la région arabe.
Ces situations exceptionnelles risquent d’aggraver les défis communs auxquels fait face la région arabe. M. Lamamra a appelé, face à ces développements, à l’impératif de multiplier les efforts en agissant dans le cadre d’un groupe cohérent et unifié tenant en ligne de compte le principe de l’unité du destin et les valeurs et engagements sous tendus, tout en œuvrant à valoriser les constantes de son intégration et de sa renaissance en tant que Nation.
« Nous fondons beaucoup d’espoirs sur la contribution de tout un chacun lors du Sommet d’Alger pour amorcer un nouveau départ à l’action arabe commune suivant une démarche qui puisse transcender les approches traditionnelles pour répondre aux exigences du présent, et nous permettre, collectivement, d’esquisser les contours d’un avenir meilleur pour nos peuples et nos pays« , a souligné M. Lamamra.
Les développements dans le monde, aussi complexes soient-ils, « ne doivent pas détourner notre attention des préoccupations de notre nation arabe », a-t-il insisté, citant en particulier, la cause palestinienne, qui traverse aujourd’hui une de ses plus difficiles étapes, une phase marquée par un processus politique à l’arrêt, et un occupant qui persiste dans sa politique du fait accompli.
A.S


