Cela s’est passé dans une agence d’Algérie Poste à Alger. Une simple erreur de prononciation a failli transformer un banal retrait de 600 DA en véritable scène de panique dans une agence postale à Alger.
Un citoyen, qui ne sait ni lire ni écrire, a demandé à un enseignant universitaire de lui remplir un chèque d’un montant de 600 DA. Mais au moment de formuler sa demande, il a prononcé « 60 000 » au lieu de « 600 ». L’enseignant, se fiant naturellement au montant qu’il venait d’entendre, a donc rempli le chèque en inscrivant 60 000 DA.
Jusque-là, personne ne semblait avoir remarqué l’erreur.C’est arrivé au guichet que le malentendu a éclaté. Après consultation du compte, l’agent d’Algérie Poste a informé le titulaire du chèque qu’il ne disposait évidemment pas de 60 000 DA sur son compte.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Se retournant vers l’enseignant, le citoyen, visiblement furieux et lui dit : « Tu ne sais pas lire et écrire et tu as accepté ma demande de remplir un chèque ! » tout en brandissant sa canne avec l’intention de lui asséner un coup. L’enseignant, surpris par cette réaction pour le moins inattendue, s’est mis à courir d’un coin à l’autre pour éviter le coup de canne.
Des citoyens présents sont intervenus pour séparer les deux hommes et ramener le calme. Une fois la tension retombée, l’enseignant a enfin compris l’origine du malentendu : son interlocuteur voulait simplement retirer 600 DA, et non 60 000 DA. Reconnaissant son erreur d’interprétation, l’enseignant a présenté ses excuses à son interlocuteur. Pour mettre définitivement fin à l’incident, il a même sorti 600 DA de sa propre poche et les lui a remis.
Ainsi s’est terminée cette étonnante histoire où, pour une différence de trois zéros, 600 DA ont failli coûter un coup de canne à un universitaire. Comme quoi, dans certaines situations, il vaut mieux vérifier le montant… avant de remplir le chèque et surtout avant de brandir la canne !
Rédaction


