Ironie du sort. La main étrangère, intervention dans les affaires internes des pays, se confirme officiellement à travers les révélations étranges de l’ancienne ministre des affaires étrangères des Etats Unis d’Amérique, Hillary Clinton qui révèle le secret diplomatique. Auteur d’un livre « Les choix difficiles » qui fait l’actualité dans le monde, voilà ce que a dit et écrit exactement Hillary Clinton au sujet de la révolution du Jasmin. «Nous avions décidé via notre ambassade à Tunis, de fermer l’espace aérien tunisien», «Nous avons rassuré nos collaborateurs en Tunisie qu’ils n’étaient pas visés mais qu’ils devaient présenter ce qui s’est passé comme une révolution !» a rapporté, Tunisie-Tribune, reprise par la presse mondiale.
L’historienne et spécialiste de l’histoire du monde arabo-musulman Zohra Credy, a contribué à élargir le champ de vision du « Blog qui Débloque » en lui donnant une nouvelle dimension géopolitique, le Moyen-Orient. Voici son article, repris par le site de l’Institut Tunisiens des Relations Internationales ITRI :
« Le dernier livre d’Hillary Clinton « Les choix difficiles» fait bien d’éclairages sur les liens entre les USA et les islamistes mais aussi sur le «printemps arabe».
« Nous avons beaucoup lu sur l’implication des néoconservateurs dans les prétendues révolutions syrienne et libyenne. Dans l’extrait ci-dessus Hillary Clinton nous révèle comment a été fabriqué la « révolution tunisienne », mère des « révolutions » arabes!
Nous avons décidé, via notre ambassade à Tunis, de fermer l’espace aérien de la Tunisie dans la soirée du 14 janvier 2011 et de faire intervenir la division des Marines stationnée dans notre base en Sicile près des côtes tunisiennes en cas où Ben Ali aurait refusé de renoncer pacifiquement au pouvoir et de quitter la Tunisie. Nous avons rassuré nos collaborateurs en Tunisie qu’ils n’étaient pas visés mais qu’ils devaient travailler à présenter ce qui s’est passé comme une révolution !!. Les États-Unis ont assisté Ali Sariati, chef de la Garde présidentielle et Rachid Ammar, commandant de l’armée ainsi que Fouad Mbazaâ, président du parlement. « J’ai personnellement dirigé cette mission et j’ai contacté directement le ministre tunisien de la Défense, Ridha Grira, et le commandant de la garde présidentielle pour leur intimer l’ordre de ne pas intervenir pour protéger Ben Ali, et sur un ton tranchant, je leur ai demandé d’informer Ben Ali qu’il devait abdiquer et qu’en cas de refu, l’administration américaine se verrait contrainte de fermer l’espace aérien en coordination avec d’autres parties !! ». Le message n’est pas parvenu à Ben Ali, le chef du parlement tunisien s’étant contenté de vider son bureau et de rentrer chez lui. Lorsque l’ambassade de Libye apprit ce qui se tramait en Tunisie, l’ambassadeur de Libye en a informé par missive Kadhafi. Kadhafi a répondu qu’il soutiendrait Ben Ali dans le cas où il décidait de ne pas céder et qu’il l’aiderait à faire échouer le plan américain qui visait dans un premier temps à l’écarter afin de ramener les islamistes au pouvoir et dans une seconde étape, ferait de lui la cible principale de toute cette opération… ».
Tribune Tunisie/Rédaction

