«Tout ce qui se passe entre le Maroc est Israël, est un non évènement. Ils font des trucks politiques rien que pour parler d’eux et détourner l’opinion publique sur la question sahraoui qui taraude les intérêts étroits du makhzen »
Répondant aux provocations du makhzen qui se dit soutenir le mouvement du MAK en kabylie, de nombreux militants pacifistes répondent à l’ambassadeur du Maroc qui a distribué des tracts à l’occasion de la réunion des pays non alignés. « Le makhzen doit s’occuper de ses oignions et de la question du RIF et non pas de ce qui se passe en Algérie. Quelques soit les situations » répondent de nombreux militants du MAK que nous avons approché. D’autres disent que «Tout ce qui se passe entre le Maroc est Israël, est un non évènement. Ils font des trucks politique rien que pour parler d’eux et détourner l’opinion publique sur le sujet de la question sahraoui qui taraude les intérêts étroits du makhzen au dépend du droit international ». « La question des sahraoui n’a rien à voir avec le mouvement du MAK, ni de près de loin. La question sahraoui est une question posée à l’ONU et non pas en Algérie», souligne d’autres qui balayent la politique du makhzen qui tente s’ingérer dans les affaire interne de l’Algérie, surtout après l’affaire de l’espionnage avec le logiciel PEGASUS. Bien conscient des enjeux géopolitiques et économique, Rezki, s’éloigne des sujets politiques. « Je suis devenu apolitique depuis plus de 10 ans. Les politiciens ont leurs objectifs et nous on les Suits comme des moutons. On avale tout, même si au fond de nous on est pas en accord avec eux » a indiqué Rezki qui a tourné la page de son soutien au mouvement du MAK depuis des années. «D’ailleurs, il ne faut pas oublier le sacrifice de nos martyrs qui ont sacrifié leurs vies et bien pour l’Algérie et non pas pour la kabylie seulement. Il ne faut pas oublier aussi le message des lycéens lors de la grève des cartables qui ont refusés en bloc, le baccalauréat kabyle au profit du baccalauréat national. Ce sont ces quelques repères que l’on doit prendre en compte », font-ils savoir. Quant à la nouvelle disposition politique qui place le mouvement du MAK comme terrorise au même titre que Rachad, les réactions sont unanimes à dénoncer cette voie qui ne fait que créer l’amalgame. «On n’est pas pacifiques, et on ne sera jamais des terroristes quelques soit les situations et les pressions politiques que nous subissons », font ils savoir. Arguant par de nombreux problèmes sociaux professionnels qui poussent les jeunes à prendre des décisions parfois radicales pour le MAK, la quasi majorité des citoyens que nous avons approchés en kabylie, que ce soit à tizi Ouzou, Béjaia ou à Bouira, les interlocuteurs n’ont aucun moment montrer le moindre signe de violence ou de soutiens aux mouvement extrémistes. La liberté d’expression fait partie de la vie citoyenne même, si l’on pas en accord avec d’autres analyses politico sociale ou économique. «Bien au contraire. La diversité des idées et d’opinions doivent nous servir de base pour construire le pays et non pas un aspect de répressions des idées d’autrui », a-t-on indiqué, d’où toute la problématique des sciences de la communication qui font terriblement défaut dans l’action politique et sociale.
Ferhath Fekrach

